Se culpabiliser pour promouvoir le maternage… Nécessaire ?

Avertissement : Je me rends compte (pas toute seule, j’y ai été poussée) que cet article peut prêter à confusion. Je n’ai mis l’article auquel je réponds que dans un souci de rendre à Cesar ce qui lui appartient (et pour le coup, à l’auteure du blog les bebous), absolument pas parce qu’il est l sujet de mon propre article.
Il m’a fait réfléchir sur la culpabilisation. Mais je n’écris pas ici sur la péridurale, et en ne lisant QUE mon article, vous en auriez une version tronquée. Il n’était pas dans mon objectif de reprendre tout ce qui avait été dit, et je ne l’ai donc pas fait, mais bien, je l’avoue, de vous faire part d’une réflexion personnelle (survenue à la lecture de ce post), sans me casser plus que ça : je vous ai donc fait un copié collé.
Il serait bon, si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, que vous lisiez également tous les autres commentaires de cet article qui a fait débat sur les vendredis intellos.
Voici l’article en question, et pardon si mon article, tronqué, qui suit, a induit certains en erreur sur mes intentions…
Je vous conseille également de lire cet autre article qu’elle a écrit, plus tard, au vu de ma réflexion (qui en a entraîné d’autres) sur la culpabilisation. Il permet de se poser encore une question… Y a-t-il quelque part une ligne qui conduit de l’information à la culpabilisation ? L’information étant essentielle, jusqu’où peut-on aller avant de se rendre compte qu’on culpabilise ?

Comme c’est indiqué sur la bannière, dans la colonne de droite, je participe de temps à autres aux Vendredis Intellos. J’y ai écrit un article, et plusieurs commentaires. Ce vendredi-ci, je n’ai pas pris le temps d’écrire un article, je me suis concentrée sur la lecture des autres, et j’aimerais vous faire part d’un article sur lequel je ne suis pas forcément en accord… En fait je voudrais surtout vous faire part de mon commentaire, mais pour ça je vous copie d’abord l’article en question, écrit par lesbebous.

Depuis fort, fort longtemps c’est à dire d’aussi longtemps que j’ai envi d’être enceinte ( autant dire depuis toujours), je sais que je veux me passer de la péridurale pour mes accouchements.

J’ai quasiment réussi pour le premier.

Pourtant, en en parlant autour de moi, il est arrivé que l’on me traite de « folle » ( véridique). Très peu de femmes comprennent cette volonté, je peux les compter sur les doigts d’une main autour de moi.

Et, j’ai longtemps eu du mal à expliquer ce choix qui se situait plutôt au niveau du ressentit.

Et puis, j’ai compris.

J’ai compris que je voulais être actrice de mon accouchement et non pas « être accouchée« .

La péridurale implique, en effet, une certaine passivité au moment de l’accouchement : l’anesthésiste arrive, il te pique, tu ne sens plus grand chose, et puis on te dit de pousser, tu ne sens toujours rien alors tu obtempère. Le bébé sort comme ça, sans que tu n’ais rien senti, comme si la cygogne l’avait déposé entre tes jambes.

Bizarrement la douleur de l’accouchement ne m’a jamais fait vraiment peur.Même aujourd’hui, après un premier accouchement long et douloureux, je ne souhaite pas, autant que possible, avoir recours à l’analgésie péridurale.

Or, Maïtie TRELAUN dans son ouvrage « J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur« , nous explique que « La majeure partie du temps la demande correspondra à une peur. Peur de se confronter à une épreuve, peur de ne pas y arriver, peur de craquer et de lâcher l’aspect « socialement correct », peur de mourir, peur de se perdre, peur de devenir folle, peur de crier, peur de devenir maman, peur de rencontrer son bébé... ».

Ce n’est pas que je sois plus courageuse qu’une autre ( certainement pas) mais j’assimile la douleur de l’enfantement à un évènement heureux, à une issue positive. Peut-être est-ce la raison pour laquelle cette douleur ne m’effraie pas.

« Bien souvent, l’analgésie péridurale est demandée en tout début de travail parce que la femme a peur de l’inconnu de l’accouchement, de la douleur, ou parce qu’elle ne voit pas l’intérêt de la vivre. Je me rends compte qu’au cours de mes séances de préparation à la naissance, les réponses apportées à leurs questions ou simplement le fait d’impulser une réflexion leur donne envie de tenter de vivre pleinement cette aventure. Elles sont alors demandeuses d’outils concrets qui peuvent les aider. Je ne peux que constater qu’une majorité d’entre elles parvient à mettre au monde leur bébé sans aide médicamenteuse. Elles en sont remplies de joie et de fierté« .

Il semblerait donc que les futures mères aient plus besoin d’écoute, d’être rassurée que de recours à l’analgésie. Or, c’est vrai qu’il est difficile, de trouver une oreille professionnelle attentive à ces questions :

Soit parce que l’on est suivie par un médecin obstétricien  qui souvent n’a pas le temps d’aborder des questions autre que purement médicales ( ou n’a pas de réponse à apporter à ces questions).

Soit parce que, même si l’on s’adresse à une Sage-femme, elle n’a pas été formée aux alternatives à la péridurale.

Je me souviens de la surprise des Sages-Femmes de l’hôpital où j’ai fait ma première préparation à l’accouchement ( tout ce qu’il y a de plus classique !), lorsque j’ai affirmé que j’envisageais de me passer de produit anesthésiant : surprises, étonnées mais également admiratives. Cette option n’était donc vraiment pas fréquente.

Pourquoi ?

Communique-t-on assez sur les alternatives à la péridurale ? Rassure-t-on les femmes sur leur capacité à accoucher sans ?

Pas suffisamment ( voire pas du tout) à mon goût…

Mon commentaire :

Je suis d’accord avec carpediem sur ton manichéisme quand tu parles de l’effet de la péridurale. Tu parles en effet des anciennes péridurales, ou alors de celles qui ne sont pas idéalement dosées soit par excès médical, soit par excès de réceptivité de la patiente (on ne peut pas prévoir qui réagira comment). Une péridurale idéale est celle qui diminue ta douleur, voire coupe le message douloureux, sans te couper les sensations. Tu peux être très active avec une péridurale !

Ensuite, autre chose me choque dans ton argumentaire. On traite de « folle » celles qui veulent accoucher sans péridurale, possible, quoique j’en ai parlé autour de moi (c’est également mon souhait) et que je ne l’ai pas entendu, mais avec un accent admiratif dans la voix. Dans ton article (déformation professionnelle, en préparation de thèse, je suis à fond dans l’analyse sémantique entre autre), j’ai relevé plusieurs éléments signant cette admiration. La capacité à accoucher sans péridurale, les femmes y arrivent, remplies de joie et de fierté, et même se passer de péridurale… Toutes ces expressions signifient-elles que les femmes qui ont recours à la péri sont moins courageuses, moins admirables, ont moins le droit d’être fières d’elles d’avoir mis au monde leur bébé ?

Consciemment, je doute que ce soit ce que tu veux dire. Mais dans l’inconscient collectif, qu’en est-il ?

À quelques jours (avant) de mon accouchement, ayant la volonté d’accoucher sans péridurale pour le premier, pour savoir ce que ça fait, je me rends compte que moi aussi, je serais fière d’y arriver… Et je pose fréquemment cette question à mon homme, de savoir s’il sera quand même fier de moi si je pleure, si j’ai mal, si je réclame une péridurale (j’ai fait le RDV avec l’anesthésiste, et conclu un accord : si je le demande, je peux avoir le cathé de péridural, sans dose de fond, avec seulement des bolus, ce qui me permettra de n’avoir que la dose de produit que je juge nécessaire, tout en restant mobile et en gardant toutes mes sensations si je n’ai pas la main trop lourde… 😉 ), ou pire, si je n’arrive pas à pousser correctement, si j’ai besoin de ventouse, de forceps, ou même d’une césarienne… Même médecin, je suis poussée par l’inconscient collectif des maternantes, qui veut que les technologies aidant les femmes à accoucher les infantilise.

Et je tiens à faire part à toutes de la réponse de mon mari, pour celles qui comme moi, ont peur de ne pas être « à la hauteur » de ce que cet inconscient collectif nous demande : il m’a dit que j’avais porté son fils pendant neuf mois, que j’avais géré les nausées, les sautes d’humeur, la lourdeur de mon ventre, les douleurs de mon dos et de mon bassin, tout ça sans devenir la folle possédée qu’il s’imaginait, que j’allais lui donner un fils, que j’allais fabriquer un être humain. Et que l’accouchement n’était pas capable de modifier la fierté, l’admiration qu’il me portait. Il m’a même dit que si j’accouchait sans péridurale, après un long travail à supporter la douleur comme une chef, que je poussais idéalement et que tout se passait super bien, il n’était pas sûr de réussir à m’admirer plus que maintenant, parce qu’il m’admire déjà tellement…
Et même si vos hommes ne vous le disent pas avec ces mots là, les filles, c’est pourtant vrai, et ils le ressentent, et il faut que vous le ressentiez pour vous-même aussi. C’est tellement important ! Péridurale ou pas.
(je me suis un peu étendue, un peu sortie du sujet, mais pas tant que ça, je pense, c’est un peu la même chose pour l’allaitement maternel, quelque part)

Par ailleurs, parlez-en bien à chacun de vos RDV, on voit des professionnels de santé différents pour un suivi de grossesse, et à des moments différents. Il y en aura bien qui seront capables ou auront le temps de vous écouter à ce propos, dans tous vos RDV… 😉 Mon anesthésiste a été extra, même s’il m’a poussé à prendre la péri (pour une question de sûreté : peu de risques que ça se passe mal, mais si jamais, quand t’as pas de cathé péri, tu dois être sous AG, alors que si t’as déjà le cathé, on peut se contenter d’une rachianesthésie, et du coup c’est beaucoup moins risqué et beaucoup moins lours pour toi après), on est parvenu à beaucoup en parler, et à trouver un arrangement qui me convient très bien (j’en ai parlé plus haut).

Cet argumentaire est plus ou moins le même que celui que j’aurais pour l’allaitement maternel. En substance, plus ou moins le sujet de ma thèse (en très très résumé !!)…

Et vous, vous en pensez quoi de la culpabilisation ambiance, autour de la maternité ?

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~ par docnmama sur 08/03/2013.

8 Réponses to “Se culpabiliser pour promouvoir le maternage… Nécessaire ?”

  1. Je ne te remets pas mon commentaire sur les VI. En très résumé, j’ai accouché en août de mon premier bébé, sans péridurale, après avoir changé un mois et demi avant le terme de gynéco et de clinique pour pouvoir le faire. Je ne crois pas avoir été influencée par l’inconscient collectif des maternantes mais cette idée m’interpelle et puis bon, la définition de l’inconscient c’est de pas être conscient 😉
    C’était mon choix, en accord et soutenu par mon mari, informé, tout en ayant pris le rdv d’anesthésie avant (j’estimais que c’était une question de responsabilité: si j’accouche dans un milieu médical, je dois aussi respecter certains protocoles).
    Idem pour l’allaitement d’ailleurs (toujours en cours à 6 mois et demi, malgré 5 jours et 4 nuits d’absence pour raisons professionnelles par moi)
    Dans mon entourage, j’ai plutôt eu l’impression de m’excuser d’avoir accouché sans péri et d’allaiter longtemps que de culpabilisation si je ne l’avais pas fait. De toutes façons, quoiqu’on fasse en tant que mère, on est critiquée, donc finalement, suivre son instinct c’est la meilleure solution.

  2. Je trouve surtout qu’on se pose trop de question. J’ai pensé à mon accouchement mais je n’ai pas le moins du monde stressée pendant ou avant accouchement (peut etre du au syndrome du neurone unique de la femme enceinte).
    Je définissais ce moment comme une des nombreuses étapes de la maternité et j’étais prête à prendre toute possibilité médicale si elle se présentait à moi et que le besoin s’en faisait ressentir.
    Le mieux est l’ennemi du bien. A trop vouloir gérer, bien faire, planifier on peut tomber de haut. Ne pas se donner trop d’objectifs sur un accouchement c’est avoir plus de chance de « réussir » son accouchement, de ne pas en être déçue.
    Maintenant la « mode » est d’opposé l’accouchement péri et sans péri comme on oppose l’allaitement au sein ou au biberon. Le bien VS le « moins bien » … mais sur quel fondement ?!
    Chaque femme fait en fonction de ses convictions mais aussi de ses possibilités sur le moment. Une maman n’en est pas moins méritante pour autant 🙂 Il y a autant de façon d’être maman que de femme ayant un enfant.
    Nous sommes mamans, nous sommes toutes maternantes qu’importe nos choix éducatifs, alimentaires ou autres.

    Morrigane

    • Ooooh ! Que je suis d’accord !!
      Mais je pense que notre point commun joue avec nous sur cet avis-là… On a le recul nécessaire pour se dire que justement, ce n’est qu’un passage et que ça ne détermine pas toute notre maternité.
      Je lis des témoignages ahurissants commençant par « le jour de la naissance de ma fille a été traumatisant, j’y pense encore avec horreur… » et autre ! Et quand on lit la suite, ce n’était qu’un accouchement un peu trop médicalisé, mais sans rien d’horrible objectivement.
      Je trouve très grave cette pression que chaque femme se met (et nous met, en prenant un nous très large qui est le monde médical) sur le dos, elles se font du mal, et je n’ose pas imaginer le môme qui se rendra compte que sa venue au monde est source de tant de panique…

      • Pour avoir témoigné pour le blog auquel vous faites allusion, je me sens agressée et humiliée par vos propos. Qui êtes-vous pour juger de la souffrance des autres? J’ ai témoigné dans un but d’avancement pour que les parents et le personnel médical puissent se remettre en question en lisant des témoignages parfois « violents » pas pour qu »on nie et sous estime mon vécu. Je suis en colère et vraiment mal.

      • Je n’ai jamais voulu juger votre souffrance. jamais. Je suis réellement désolée de vous avoir fait du mal (ça n’a jamais été mon souhait).
        Je pense qu’avec un tel niveau de douleur, la communication ouverte n’est plus possible, je vous adresse donc toutes mes excuses quels que soient les mots qui vous ont choqués, je n’ai jamais voulu nier la souffrance de qui que ce soit.
        Je vous souhaite de pouvoir vous remettre.

  3. Je me suis déjà beaucoup interrogée sur cette culpabilité de la péridurale…
    Je suis dans le camp des « faibles », celles qui ont craqué et qui l’ont demandé… dose minimale, j’ai tout senti, j’ai eu mal « comme je le voulais » je me demande si les micro-dose de produit que j’ai eu n’ont pas eu pour seul effet… de me détendre tout simplement.

    Je mets des  »  » parce que évidement que je ne considère pas les femmes qui accouchent avec la péridurale comme plus faible que les autres, mais il y a cette bête pression qu’on se met toute seule comme des grandes de « pouvoir y arriver sans »
    La pression du maternage et de cette « parentalité idéale » y est peut être pour quelque chose, je viens d’ailleurs d’écrire (plus ou moins bien d’ailleurs, j’ai pas réussi exactement à faire passer ce que je ressentais) un billet sur l’étiquette et l’appellation maternage, et ce sous-entendus des « bonnes » ou des « mauvaises » maternantes… (on y retrouve d’ailleurs Elea 😉 )
    Je suis d’accord avec grainedemamaoune, nous sommes toutes maternantes point !

  4. Et bien, pas sûre qu’il y est des pro / anti péridurale, la douleur fait encore trop peur, et l’image de la fesse hurlant en train d’accoucher sur sa table sans aucun contrôle est trop angoissante pour la société …

    Les salles natures se développent dans les maternités, la conscience d’une alternative à cette passivité, …

    Et pour avoir vu plusieurs mamans autours de moi, avoir des péridurales ratées (je parle de péri en 2009 pas dans les année 80 …) franchement je trouve ca flippant.

    Pour avoir vu l’anesthésite 10 min, lors de mes nième rdv de grossese, je trouve ca flippant (lui était flippant, son manque de communication, d’explications, …).

    J’ai 100 fois préférés l’attitude des SF, proposant des exercices, du gaz hilarant ou autres choses (réunion d’infos sur la « prise en charge de la douleur » proposé ma mater).

    Et puis pour aller au fond des choses, pouvoir soulager un telle douleur je ne suis pas contre, j’étais partie dans l’optique : « sans si possible, mais je ne m’interdis pas si je ne tiens pas le coup ».
    Toutefois, on « vend » un peu trop du rêve aux mamans en faisant croire que tout se fait « sans douleur ».

    Mais que vaut-il mieux ? une mauvaise péri, d’un seul côté, qui rend dépendante et agonisante ou pas de péri et une sage-femme (ou personne compétente) qui t’aide à gérer ta douleur ? …

    En conclusion je dirai surtout : des outils pour aider à gérer cette douleur oui (péri, ou autre), mais cela n’est pas un substitue à un accompagnement de cette douleur par du personnel compétent ET disponible surtout !! (1 SF pour 3 accouchements ça laisse pas bcp de temps à chacune …)

    nb : péridurale et allaitement ne « ferait » pas bon ménage à ce que j’en ai lu à droite à gauche 😉
    http://www.lllfrance.org/Dossiers-de-l-allaitement/DA-51-Peridurale-et-perte-de-poids-pendant-les-premieres-24-heures.html

    Marie

  5. La culpabilité n’est pas vraiment en rapport avec le maternage, mais avec la pression sur les femmes, quelque soit le domaine. Il faut avoir le corps comme dans les pubs, un intérieur comme dans les magazines, cuisiner comme un grand chef, faire carrière tout en étant une mère parfaite, une amante parfaite(ment épilée), une copine toujours dispo et à l’écoute…

    Il y a beaucoup de travail à faire sur l’estime de soit. Un vrai problème de société, qui est catalysée par l’arrivée d’un enfant (l’avenir de l’être humain, donc tout un chacun estime avoir un droit de regard).

    Et il faut savoir sortir de notre « petit » environnement : c’est l’absence de péri qui est la « norme » sur terre, un vrai MPR ! (Méga Problème de Riche)
    Idem pour l’allaitement et le cododo, on réinvente l’eau tiède…

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