Avis aux thésards, futurs thésards, quelques idées…

•15/03/2013 • Laisser un commentaire

Aujourd’hui, encore plus que tous les jours, j’écris pour être lue. J’écris même carrément avec l’espoir que cet article soit partagé et diffusé.
Bon, j’écris tous les jours avec l’espoir d’être lue, d’être commentée (pour échanger), sinon j’écrirais un bête journal intime, et comme c’est pas mon truc, ben je l’écrirais pas. Je suis bien contente si je peux toucher au point qu’on ait envie de partager mes écrits, mais c’est purement égoïste.
Mais aujourd’hui, c’est plus ou moins altruiste. C’est cadeau. Et quand je fais un cadeau, j’espère qu’il va faire mouche, qu’il va trouver preneur, et pour ça, j’ai besoin qu’il atteigne un potentiel preneur, donc que mon article soit partagé… Tout en logique !

En fait ya deux raisons.
La première, c’est que quand j’ai décidé que je ferai médecine, ya déjà quelques années, j’ai décidé que je changerais la médecine, que j’y apporterais ma touche, bref, je ne serais pas une suiveuse, mais je changerais le court des choses. J’en suis revenue, de ça, j’espère toujours apporter ma petite touche, mais bon, je préfère le soin à la politique, alors… Je me suis un peu résignée… Je changerai les choses, mais juste à mon échelle. Et ce sera déjà bien. Mais bon, si là, avec ces idées, je peux aider à faire des minis-révolutions, ben je vais pas me priver !!
La seconde, c’est que j’ai mis un peu de temps à trouver mon sujet de thèse (je l’ai trouvé très tôt, pour certains, mais par rapport à quand j’ai commencé à chercher, j’ai finalement mis un peu de temps, j’ai juste commencé à chercher tôt. Et heureusement que j’ai trouvé tôt, d’ailleurs, parce que je me suis un peu enlisée et je commence juste à catégoriser les choses et à voir comment je vais m’en sortir). Bref, j’ai trouvé mon sujet de thèse, et depuis, un déclic s’est fait en moi. Un sujet de thèse, finalement, c’est facile à trouver, il suffit de trouver un sujet choquant, un sujet qui vous fait chier dans votre métier et que vous aimeriez changer. Un truc qui vous révolte (pas forcément gravissime, mais pour lequel vous seriez prêt à entrer en campagne). Un truc pour lequel vous écririez bien un article de blog, par exemple ! 😉 Et du coup, depuis que j’ai trouvé mon sujet de thèse, j’en ai plein d’autres qui s’imposent à moi ! J’en suis presque déçue d’avoir déjà commencé ma thèse et enregistré mon sujet.

Donc bon, je suis bien consciente, vu ce que je viens de décrire, qu’un sujet de thèse doit être personnel, un minimum, vous n’allez pas passer un an sur un sujet qui révolte quelqu’un d’autre mais ne vous inspire rien… Mais j’en ai vu, des internes qui se font dicter des sujets, alors pourquoi pas ? Et puis si ces sujets me touchent, pourquoi ne toucheraient-ils pas quelqu’un d’autre ?
J’envoie donc ces sujets, en espérant que quelqu’un les lise, et même qu’une thèse en soit faite, quelque part. J’espère même (j’ai plus les pieds sur Terre, là) avoir des nouvelles de cette thèse et qu’elle change (un peu) les choses…
J’écris pour les internes, et même les internes en médecine générale, parce que j’écris pour ma paroisse et parce que j’ai pensé les sujets comme ça, mais je pense qu’ils peuvent servir à un mémoire de fin d’étude pour élève sage-femme, aussi, ou à des internes de spé (pédia et gynéco, dans ce cas), suffit de retoucher un peu.
Après 9 mois de grossesse, il faut dire que les sujets qui me touchent sont un peu orientés, mais bon, très utilisables en médecine gé !! 😀

Les dangers de l’automédication assistée par internet.

Depuis que je suis arrêtée, je suis beaucoup sur internet, on m’a invité à des groupes de mamans, je lis des blogs, je vais même parfois sur Doctissimo, c’est dire !! Et j’ai rencontré de véritables horreur, de grosses coquilles qui peuvent s’avérer mortelles. Surtout dans le domaine « mon enfant est malade, je fais quoi ? ». Je ne les ai malheureusement pas enregistrées pour les montrer, mais il y avait de la prescription d’Advil pour baisser la fièvre dans la varicelle, par exemple ! Bref, à chaque fois j’y allais de mon « ah non non non surtout pas !! », j’en vexais une ou deux au passage, d’autres me regardaient avec leurs yeux ronds (ou l’auraient fait si ce n’était l’anonymat d’internet), je finissais par lever la tête et dire avec beaucoup d’emphase que j’étais médecin, et ça m’énervait au plus haut point de devoir faire ça. J’ai jamais vraiment eu de retour sur l’état des mômes, je n’ai pas cherché ces retours, d’ailleurs, et je me sentais une responsabilité que je n’avais pas voulue. J’ai fini par arrêter de chercher, me détacher de ces groupes, mais du coup, qui va dire « ah non non non surtout pas !! » ? Est-ce que ça veut dire que je les ai abandonnés ? Bizarre sentiment qui confine au complexe de supériorité et au paternaliste, imposés parce que c’est pas vraiment mon truc. D’où la révolte et l’idée de thèse.

Thèse super facile, qui plus est, rapide, quasiment uniquement bibliographique (le rêve de pas mal d’internes), et qui pourrait avoir de grandes et belles répercussions !
Le principe : se donner un exemple de sujet à chercher. Faisons large et dangereux : la fièvre chez l’enfant. Mais y en a plein d’autres, suffit de prendre un exemple.
Au choix, soit vous avez le temps et décidez une étude prospective, dans ce cas sur plusieurs sites, vous posez la même question (sous plusieurs pseudos parce que sinon grillés), attendez les réponses. Sinon vous faites une étude rétrospective, vous vous donnez une période de temps sur laquelle vous recherchez, sur tous les forums, les réponses à votre sujet. La recherche doit être complète et exhaustive.
Ces réponses, il suffit de les classer en 3 cases : utiles, inutiles et dangereuses. Vous comparez aux recommandations. Et vous tirez vos conclusions.

Dans mon idéal, cette thèse pourrait aboutir à règlementer correctement l’usage d’internet à visée médicale. Construire des sites sécurisés, vérifiés tous les jours par de vrais médecins, qu’on pourrait même rémunérer un minimum. Fermer Doctissimo et autres. Et INTERDIRE purement et simplement les conseils médicaux précis (pas de nom de molécule, pas de « prescription » internet, que des conseils d’hygiène et de diététique) s’ils restent anonymes, au risque d’encourir, comme ailleurs, le délit d’exercice illégal de la médecine. (et les sanctions qui s’imposent). Pas facile à règlementer, mais je pense que c’est vraiment nécessaire !

Les usages paramédicaux du lait maternel.
Pour le coup je vous renvoie à l’article que j’ai publié hier soir, qui explique le pourquoi.

Le comment est plus compliqué. Je pense qu’il faut faire une thèse à la fois bibliographique et statistique.
La bibliographie, c’est le recensement des blogs qui en causent, des quelques pauvres articles scientifiques qui causent pas vraiment de ça mais s’en rapprochent (voir sur mon article d’hier), des forums… … … Etayer la croyance et la pratique populaire.
La statistique, c’est faire un questionnaire (et pour le coup très large, parce que vu que c’est pas connu, il faut un gros échantillon, mais on peut s’aider d’internet en faisant un questionnaire googledocs et donc recruter les mamans forumeuses et blogueuses qui en parlent et leurs contacts. Y aura un biais mais pour le coup on s’en fiche, suffit de le mentionner, l’idée étant surtout d’avoir des usages et des résultats) sur qui le fait, quels usages et quels résultats. Au recueil des questionnaires, j’espère qu’on aurait un quota suffisant de femmes qui ont eu des résultats.

L’idée étant de démontrer qu’il y a croyance populaire (bibliographie), qu’il y a pratique populaire et résultats (statistique), et convaincre donc qui de droit de faire des études plus poussées.

Le truc c’est que comme c’est pas un produit qui va se vendre, aucun labo n’aura d’intérêt à lancer des études sur le sujet. La seule gagnante financièrement, dans ce cas, c’est la santé publique, donc l’assurance maladie. Et pour qu’elle mette des sous dans une étude, faut lui montrer que ça en vaut le coup, qu’il y aura des résultats derrière. Tout ça dans un contexte de promotion de l’allaitement maternel, ça peut marcher, et c’est le but de la thèse, et les répercussions possibles.

L’alimentation de la femme enceinte.

C’est bien gentil, mais partout on trouve du tout et du n’importe quoi. Alors un recensement des articles scientifiques qui nous disent ce qu’on doit manger, ou pas, les risques et le pourquoi, ce serait teeeeeeellement utile !!!

Trois parties : les nécessités (le pourquoi des compléments, est-ce que c’est pour tous, les bienfaits et méfaits), les interdits (ce qu’il ne faut pas manger, pas boire, dans quelles conditions on peut, et pour quoi (parce que les immunisés toxo par exemple ont plus de latitude, mais on ne sait jamais sur quels aliments), et comment faut cuire (parce que la listeria se dépose sur les extérieurs, mais ça on le sait pas, ce qui fait qu’un steack, s’il est bien cuit à l’extérieur, est tout à fait mangeable saignant, mais qu’un steack haché doit être cuit à coeur parce que la surface est énorme, par exemple, mais ça encore faut le savoir)), et dernière partie : l’état des connaissances.
Une thèse bibliographique, donc (pour les deux premières parties) et statistique (et le mieux serait un questionnaire à faire remplir aux médecins (mais vas-y pour le récupérer, ils sont trop pris et ne les remplissent pas souvent) ou mieux des petits entretiens, pour savoir ce qu’ils en connaissent et où ils ont trouvés leurs infos).
Il y a bien des recommandations HAS, mais pas très récentes, je crois, peu développées, et surtout méconnues, même par les médecins (j’ai fait ma petite enquête au début de ma grossesse quand je voulais savoir quoi manger quand comment).

La répercussion : faire comprendre aux médecins qu’il faut se former, bon, ok, mais surtout leur montrer où (dans la thèse, qui aura pris soin de faire un guide consultable). Et donc, forcément, en informant, éviter les erreurs et la contamination, mais surtout permettre un mieux vivre des femmes enceintes, qui ne savent pas où donner de la tête et se privent parfois pour rien, ou culpabilisent pour un steack. (chaque extrême existe)

Voilà pour les idées, en espérant que ça en inspire certains.
Si vous connaissez quelqu’un d’intéressé, je suis tout à fait ouverte à parler avec lui, voire à l’aider dans la mesure de mes moyens et de mes idées.
Seule petite demande, si quelqu’un prend un de ces sujets, j’aimerais le savoir, ce serait cool à apprendre. Et ce serait bien aussi d’avoir ensuite les résultats du truc. 😀

Les usages paramédicaux du lait maternel

•14/03/2013 • 9 commentaires

Entendons-nous bien, je dis « paramédicaux » parce qu’ils ne remplacent en aucun cas la consultation médicale (notamment pour les otites, par exemple), ni le traitement. Il s’agit d’un excellent complément, mais dans certain cas, un traitement médical prescrit par un médecin sera nécessaire.

Par contre, la plupart des médecins ignorent ces usages du lait maternel, pour plusieurs raisons : la principale étant qu’ils n’ont pas été formés pour, du tout. Il n’y a aucune étude scientifique sur le sujet (du moins aucune que j’aie trouvé, et j’ai cherché, j’ai trouvé beaucoup de blog qui les recensent, mais d’article scientifique, aucun, et nulle part sur les blogs il n’est fait état de leurs sources. Quel dommage ! D’ailleurs si vous voulez me contredire à ce sujet, ça me plairait bien d’avoir des sources fiables à ce sujet). On n’en parle donc pas pendant les cours. Pas non plus pendant les formations allaitement, puisqu’il ne s’agit pas de l’allaitement à proprement parler.

Evidemment, mon article ne s’adresse donc qu’aux mères allaitantes, qui peuvent se permettre de « perdre » un peu de leur lait pour ces pratiques expérimentales, non prouvées, mais qui peuvent bien aider !

La première fois que j’en ai entendu parler ? Aucune idée.
Je sais juste qu’il y a 15 jours, une amie m’a appelée en dernier recours (je ne suis ni son médecin, ni un médecin « fini » puisque je suis encore dans mes études, ni dans sa région, et de surcroit je suis en toute fin de grossesse et elle ne voulait pas m’en rajouter sur les épaules), pour son fils, de 6 mois environ, qui souffre depuis plus d’un mois d’un eczéma terrible. Le bébé se gratte la figure, entre autre, jusqu’au sang. Sur les photos qu’elle m’a envoyées, les vêtements et les draps sont tachés de sang. Ajoutons à ça que c’est un troisième enfant, le premier de 10 ans est autiste, et le second, de 3 ans, est assez hyperactif et se réveille beaucoup la nuit. Elle est ÉPUISÉE !!
C’est une nana très « bio », mais elle avait tout essayé, ou presque tout. Des corticoïdes, des anti-histaminiques, des crèmes, des bains, de l’argile, des tisanes, et j’en passe…
Donc bref, elle me téléphone à bout de forces, et je cherche quels conseils je peux bien lui donner. La médecine classique, elle a tout vu. La naturopathie, elle en a pas mal fait aussi. Je lui donne donc les seuls conseils qu’elle n’a pas encore eus : comme elle allaite, faire un calendrier de son alimentation à elle, de leurs activités, de la météo, et relier tout ça avec les fluctuations de l’état du petit bout. Se relaxer elle-même, tirer un peu de lait pour que quelqu’un lui donne un bib et qu’elle puisse prendre l’air, histoire de relâcher la pression, parce que c’est bien connu qu’une maman zen diminue tout les petits soucis des enfants. Et enfin, parce que je savais je ne sais plus d’où ses usages sur la rhino et les otites, je lui conseille à tout hasard d’utiliser son lait comme une crème ou une lotion pour les lésions du petit.
Sa réaction, c’est qu’elle est bien étonnée de ne pas y avoir pensé, mais qu’elle connaissait aussi ses effets sur les otites.

Après le coup de fil, j’ai donc forcément le réflexe d’aller chercher l’info où elle est sensée se trouver, mais bon, comme je vous l’ai dit, la recherche sur pubmed est infructueuse.
Voilà les articles hors blog que j’ai pu vous trouver, qui recensent quand même de bonnes applications, et j’y crois, parce qu’il n’y a pas que les études scientifiques qui comptent, mais si la pratique populaire montre des effets, et aucun effet indésirable, c’est bon à prendre !

Cet article dresse une petite liste qui ne se veut pas exhaustive, mais est pas mal quand même :

On peut dénombrer une grande variété d’utilisation du lait maternel en soin local, la liste étant non exhaustive :

– sur les mamelons en étalant habituellement la dernière goutte qui perle à la fin de la tétée ou en compresses que l’on change régulièrement avant qu’elles soient sèches, pour soigner des crevasses
– sur un érythème fessier
– dans le nez en lavage contre un rhume
– dans les oreilles contre une otite non suintante
– dans le yeux contre une conjonctivite
– sur les bobos, égratignures, irritations de la peau, boutons, ampoules
– sur les peaux irritées (ailes du nez rouge à cause d’un rhume) ou sèches, eczéma, acné
– sur des petites brûlures, piqûres d’insectes
– sur des boutons de varicelle
– sur le cordon ombilical
– contre des aphtes
– sur les lèvres gercées

Il explique également comment recueillir et comment conserver le lait dans ce but.

J’ai par contre trouvé un article plus étoffé de la leche league (étonnement, même la leche league ne recense pas ces usages du lait maternel, elle donne ses infos d’après des sources plus scientifiques, qu’elle cite, ce qui me fait dire que ma recherche n’a pas été infructueuse parce que j’ai pas été assez loin, mais même eux n’ont pas trouvé), expliquant l’utilisation, beaucoup plus reconnue celle-ci, du colostrum puis du lait maternel sur les crevasses des mamelons. Et ils en expliquent le mécanisme :

Le colostrum est le liquide qui précède le lait. Sa sécrétion débute en général vers le troisième trimestre de la grossesse et se poursuit durant les sept jours qui suivent la naissance ; si ses caractéristiques nutritionnelles sont différentes du lait qui va le suivre, sa constitution physique est assez similaire. Notons également que le lait de fin de tétée est plus riche et plus dense, plus gras.

Lors de la formation des gouttelettes lipidiques dans les cellules de la glande mammaire, une membrane (dérivée de l’appareil de Golgi) vient entourer le futur globule gras. Cette paroi est constituée de glycoprotéines, de phospholipides, de triglycérides, de cholestérol et d’enzymes. Elle joue le rôle d’émulsifiant, ce qui explique l’adhésivité du colostrum/lait maternel en phase finale de tétée, si propice au comblement de la crevasse et à sa cicatrisation.

Le lait humain contient encore des facteurs de croissance épidermique (EGF), qui agissent sur la multiplication cellulaire, et des facteurs anti-infectieux. Les oligosaccharides et les gly coconjugés, sont des molécules glucidiques complexes qui inhibent la fixation de très nombreux germes pathogènes. (Le lait et les produits laitiers dans la nutrition humaine). Un pan sement constitué de colostrum ou de lait apporte donc de nom breux facteurs anti-inflammatoires et immunitaires, ainsi que des globules blancs et des facteurs de croissance épidermi que, tous éléments directement opérationnels sur un processus anti-infectieux éventuel : c’est un véritable « parachutage » de pro tection pour la plaie.

La protection de la crevasse étant acquise par l’étalement des dernières gouttes de la tétée, il nous paraît essentiel que le bénéfice du procédé soit prolongé par l’application d’un panse ment humide qui va conserver l’humidité du milieu et éviter la formation d’une croûte. Il est donc clair que nous associons, dans la pratique que nous allons décrire avec exemples ci-des sous, l’utilisation du lait de fin de tétée qui comble les crevas ses, et le pansement humide, qui en optimise l’efficacité.

Donc voilà. Si ça marche sur les mamelons, et la plupart des sages-femmes sont d’accord là-dessus, et formées pour, ya pas de raison pour que ça n’aide pas la cicatrisation en général. J’aurais donc même tendance à rajouter dans la liste les déchirures vaginales et épisiotomies. Quoique on peut avoir un petit souci à ce niveau, parce qu’au moment où on en a besoin, on n’a pas tellement de lait, encore, et on n’en n’a pas à « gâcher », sauf si on ne veut pas allaiter.

J’ai également trouvé plusieurs articles qui utilisent le lait maternel dans la cosmétique (ici pour les crèmes solaires, ici en utilisant le lait de jument (d’autres cosmétiques utilisent le lait d’ânesse) pour sa proximité avec le lait maternel), ou dans des compléments alimentaires (ici on utilise le colostrum bovin, ici un antistress qui utilise une caséine proche de celle du lait maternel, et la marque phytoquant crée toute une gamme de produits paramédicaux à base de colostrum de vache).

Voilà pour le partage des connaissances. J’espère que vous ne saviez pas tous tout ce qu’on peut faire de notre bon lait de maman, à part le donner à manger à nos petits bouts, histoire que je puisse vous avoir aidés.

Pour la petite histoire, le bébé de mon amie a vécu un mieux notable, les lésions ont quasi disparues en quelques jours, mais sont réapparues en une nouvelle crise terrible. Je ne lui ai pas demandée si elle avait arrêté le « traitement » ou si de nouveaux événements étaient réapparus, car dans son état d’épuisement physique et moral, notre accord tacite est que c’est elle qui me demande, mais que je ne sollicite pas. Je reste donc dans le flou.

Et je ne peux pas arrêter cet article sans parler également (j’en referai peut-être un article exclusivement sur ce sujet, un jour) du don de lait maternel aux lactariums, histoire d’en faire profiter les prématurés dont les mamans (en plein stress physique et émotionnel) ne peuvent pas contenter les besoins…
Réseau périnat France

Bonne journée !

PS : j’écris cet article également pour les vendredis intellos.

Une réalisation très personnelle… #3 (suite et fin)

•10/03/2013 • Un commentaire

Cet article fait suite à celui-ci et celui-là.

Enfin, mon plaid pour bébé est terminé.
Après avoir, donc, fini le patch, j’y ai ajouté la couche de molleton et le tissu du dessous (un drap en jersey de coton, à la fois doux et qui ne retiendra pas trop les poils du chat. On voulait mettre de la polaire, mais ça retient vraiment trop les poils du chat, et on a un gros chat plein de poils !!).

Pour les maintenir ensemble, j’ai fait un quilting (matelassage) écru, en étoile. On le voit bien sur la photo du verso.

Enfin j’ai ajouté les finissions des côtés, pas très délicatement, j’avoue, mais je ne suis pas une grande couturière.

Ce qui me fait plaisir, c’est que si on n’y regarde pas de trop près, ça fait quand même classe, et que mon fils pourra le conserver jusqu’à longtemps. (En fait JE le conserverai jusqu’à… je sais pas, son mariage, ou la naissance de son premier bébé)

Et voilà le travail !
20130309_181119

20130309_181131

Grâce à Maman Poussinou, j’ai appris dans les commentaires de mon dernier état des lieux sur ce projet, que je n’ai finalement pas inventé le concept. Dommage pour ma fierté, mais je suis contente finalement d’avoir suivi malgré moi une tradition.
C’est une tradition du nord de la chine, qui veut que pour la naissance d’un bébé, 100 personnes envoient un carré de tissu, 100% coton, de 20 x 20 cm, ainsi qu’un voeu pour l’enfant à naître.
De ces carrés est fabriquée une couverture aux voeux, un Bai Jia Bei, qui portera bonheur et chance au tout petit.
Pour le coup, ce ne sont pas des carrés, ils ne sont pas 100 à me les avoir envoyés, et ils n’ont pas rédigés de voeux (et ce n’est pas du 100 % coton). Mais le principe est le même, et chaque personne proche de la vie de mon enfant a pensé à lui, et cette pensée se matérialise dans ce plaid, qu’il conservera. Je ne sais pas si ça apportera chance et bonheur, mais soutient et amour, ça c’est certain ! Il était attendu, cet enfant, et pas QUE par ses parents…

D’ailleurs on l’attend toujours !! 😀

Se culpabiliser pour promouvoir le maternage… Nécessaire ?

•08/03/2013 • 8 commentaires

Avertissement : Je me rends compte (pas toute seule, j’y ai été poussée) que cet article peut prêter à confusion. Je n’ai mis l’article auquel je réponds que dans un souci de rendre à Cesar ce qui lui appartient (et pour le coup, à l’auteure du blog les bebous), absolument pas parce qu’il est l sujet de mon propre article.
Il m’a fait réfléchir sur la culpabilisation. Mais je n’écris pas ici sur la péridurale, et en ne lisant QUE mon article, vous en auriez une version tronquée. Il n’était pas dans mon objectif de reprendre tout ce qui avait été dit, et je ne l’ai donc pas fait, mais bien, je l’avoue, de vous faire part d’une réflexion personnelle (survenue à la lecture de ce post), sans me casser plus que ça : je vous ai donc fait un copié collé.
Il serait bon, si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, que vous lisiez également tous les autres commentaires de cet article qui a fait débat sur les vendredis intellos.
Voici l’article en question, et pardon si mon article, tronqué, qui suit, a induit certains en erreur sur mes intentions…
Je vous conseille également de lire cet autre article qu’elle a écrit, plus tard, au vu de ma réflexion (qui en a entraîné d’autres) sur la culpabilisation. Il permet de se poser encore une question… Y a-t-il quelque part une ligne qui conduit de l’information à la culpabilisation ? L’information étant essentielle, jusqu’où peut-on aller avant de se rendre compte qu’on culpabilise ?

Comme c’est indiqué sur la bannière, dans la colonne de droite, je participe de temps à autres aux Vendredis Intellos. J’y ai écrit un article, et plusieurs commentaires. Ce vendredi-ci, je n’ai pas pris le temps d’écrire un article, je me suis concentrée sur la lecture des autres, et j’aimerais vous faire part d’un article sur lequel je ne suis pas forcément en accord… En fait je voudrais surtout vous faire part de mon commentaire, mais pour ça je vous copie d’abord l’article en question, écrit par lesbebous.

Depuis fort, fort longtemps c’est à dire d’aussi longtemps que j’ai envi d’être enceinte ( autant dire depuis toujours), je sais que je veux me passer de la péridurale pour mes accouchements.

J’ai quasiment réussi pour le premier.

Pourtant, en en parlant autour de moi, il est arrivé que l’on me traite de « folle » ( véridique). Très peu de femmes comprennent cette volonté, je peux les compter sur les doigts d’une main autour de moi.

Et, j’ai longtemps eu du mal à expliquer ce choix qui se situait plutôt au niveau du ressentit.

Et puis, j’ai compris.

J’ai compris que je voulais être actrice de mon accouchement et non pas « être accouchée« .

La péridurale implique, en effet, une certaine passivité au moment de l’accouchement : l’anesthésiste arrive, il te pique, tu ne sens plus grand chose, et puis on te dit de pousser, tu ne sens toujours rien alors tu obtempère. Le bébé sort comme ça, sans que tu n’ais rien senti, comme si la cygogne l’avait déposé entre tes jambes.

Bizarrement la douleur de l’accouchement ne m’a jamais fait vraiment peur.Même aujourd’hui, après un premier accouchement long et douloureux, je ne souhaite pas, autant que possible, avoir recours à l’analgésie péridurale.

Or, Maïtie TRELAUN dans son ouvrage « J’accouche bientôt et j’ai peur de la douleur« , nous explique que « La majeure partie du temps la demande correspondra à une peur. Peur de se confronter à une épreuve, peur de ne pas y arriver, peur de craquer et de lâcher l’aspect « socialement correct », peur de mourir, peur de se perdre, peur de devenir folle, peur de crier, peur de devenir maman, peur de rencontrer son bébé... ».

Ce n’est pas que je sois plus courageuse qu’une autre ( certainement pas) mais j’assimile la douleur de l’enfantement à un évènement heureux, à une issue positive. Peut-être est-ce la raison pour laquelle cette douleur ne m’effraie pas.

« Bien souvent, l’analgésie péridurale est demandée en tout début de travail parce que la femme a peur de l’inconnu de l’accouchement, de la douleur, ou parce qu’elle ne voit pas l’intérêt de la vivre. Je me rends compte qu’au cours de mes séances de préparation à la naissance, les réponses apportées à leurs questions ou simplement le fait d’impulser une réflexion leur donne envie de tenter de vivre pleinement cette aventure. Elles sont alors demandeuses d’outils concrets qui peuvent les aider. Je ne peux que constater qu’une majorité d’entre elles parvient à mettre au monde leur bébé sans aide médicamenteuse. Elles en sont remplies de joie et de fierté« .

Il semblerait donc que les futures mères aient plus besoin d’écoute, d’être rassurée que de recours à l’analgésie. Or, c’est vrai qu’il est difficile, de trouver une oreille professionnelle attentive à ces questions :

Soit parce que l’on est suivie par un médecin obstétricien  qui souvent n’a pas le temps d’aborder des questions autre que purement médicales ( ou n’a pas de réponse à apporter à ces questions).

Soit parce que, même si l’on s’adresse à une Sage-femme, elle n’a pas été formée aux alternatives à la péridurale.

Je me souviens de la surprise des Sages-Femmes de l’hôpital où j’ai fait ma première préparation à l’accouchement ( tout ce qu’il y a de plus classique !), lorsque j’ai affirmé que j’envisageais de me passer de produit anesthésiant : surprises, étonnées mais également admiratives. Cette option n’était donc vraiment pas fréquente.

Pourquoi ?

Communique-t-on assez sur les alternatives à la péridurale ? Rassure-t-on les femmes sur leur capacité à accoucher sans ?

Pas suffisamment ( voire pas du tout) à mon goût…

Mon commentaire :

Je suis d’accord avec carpediem sur ton manichéisme quand tu parles de l’effet de la péridurale. Tu parles en effet des anciennes péridurales, ou alors de celles qui ne sont pas idéalement dosées soit par excès médical, soit par excès de réceptivité de la patiente (on ne peut pas prévoir qui réagira comment). Une péridurale idéale est celle qui diminue ta douleur, voire coupe le message douloureux, sans te couper les sensations. Tu peux être très active avec une péridurale !

Ensuite, autre chose me choque dans ton argumentaire. On traite de « folle » celles qui veulent accoucher sans péridurale, possible, quoique j’en ai parlé autour de moi (c’est également mon souhait) et que je ne l’ai pas entendu, mais avec un accent admiratif dans la voix. Dans ton article (déformation professionnelle, en préparation de thèse, je suis à fond dans l’analyse sémantique entre autre), j’ai relevé plusieurs éléments signant cette admiration. La capacité à accoucher sans péridurale, les femmes y arrivent, remplies de joie et de fierté, et même se passer de péridurale… Toutes ces expressions signifient-elles que les femmes qui ont recours à la péri sont moins courageuses, moins admirables, ont moins le droit d’être fières d’elles d’avoir mis au monde leur bébé ?

Consciemment, je doute que ce soit ce que tu veux dire. Mais dans l’inconscient collectif, qu’en est-il ?

À quelques jours (avant) de mon accouchement, ayant la volonté d’accoucher sans péridurale pour le premier, pour savoir ce que ça fait, je me rends compte que moi aussi, je serais fière d’y arriver… Et je pose fréquemment cette question à mon homme, de savoir s’il sera quand même fier de moi si je pleure, si j’ai mal, si je réclame une péridurale (j’ai fait le RDV avec l’anesthésiste, et conclu un accord : si je le demande, je peux avoir le cathé de péridural, sans dose de fond, avec seulement des bolus, ce qui me permettra de n’avoir que la dose de produit que je juge nécessaire, tout en restant mobile et en gardant toutes mes sensations si je n’ai pas la main trop lourde… 😉 ), ou pire, si je n’arrive pas à pousser correctement, si j’ai besoin de ventouse, de forceps, ou même d’une césarienne… Même médecin, je suis poussée par l’inconscient collectif des maternantes, qui veut que les technologies aidant les femmes à accoucher les infantilise.

Et je tiens à faire part à toutes de la réponse de mon mari, pour celles qui comme moi, ont peur de ne pas être « à la hauteur » de ce que cet inconscient collectif nous demande : il m’a dit que j’avais porté son fils pendant neuf mois, que j’avais géré les nausées, les sautes d’humeur, la lourdeur de mon ventre, les douleurs de mon dos et de mon bassin, tout ça sans devenir la folle possédée qu’il s’imaginait, que j’allais lui donner un fils, que j’allais fabriquer un être humain. Et que l’accouchement n’était pas capable de modifier la fierté, l’admiration qu’il me portait. Il m’a même dit que si j’accouchait sans péridurale, après un long travail à supporter la douleur comme une chef, que je poussais idéalement et que tout se passait super bien, il n’était pas sûr de réussir à m’admirer plus que maintenant, parce qu’il m’admire déjà tellement…
Et même si vos hommes ne vous le disent pas avec ces mots là, les filles, c’est pourtant vrai, et ils le ressentent, et il faut que vous le ressentiez pour vous-même aussi. C’est tellement important ! Péridurale ou pas.
(je me suis un peu étendue, un peu sortie du sujet, mais pas tant que ça, je pense, c’est un peu la même chose pour l’allaitement maternel, quelque part)

Par ailleurs, parlez-en bien à chacun de vos RDV, on voit des professionnels de santé différents pour un suivi de grossesse, et à des moments différents. Il y en aura bien qui seront capables ou auront le temps de vous écouter à ce propos, dans tous vos RDV… 😉 Mon anesthésiste a été extra, même s’il m’a poussé à prendre la péri (pour une question de sûreté : peu de risques que ça se passe mal, mais si jamais, quand t’as pas de cathé péri, tu dois être sous AG, alors que si t’as déjà le cathé, on peut se contenter d’une rachianesthésie, et du coup c’est beaucoup moins risqué et beaucoup moins lours pour toi après), on est parvenu à beaucoup en parler, et à trouver un arrangement qui me convient très bien (j’en ai parlé plus haut).

Cet argumentaire est plus ou moins le même que celui que j’aurais pour l’allaitement maternel. En substance, plus ou moins le sujet de ma thèse (en très très résumé !!)…

Et vous, vous en pensez quoi de la culpabilisation ambiance, autour de la maternité ?

Une réalisation très personnelle… #2

•05/03/2013 • 9 commentaires

Cet article fait suite à celui-ci.

J’expliquais que depuis l’annonce de ma grossesse, je me suis lancée dans un projet personnel, une sorte de cadeau de naissance que je fais à mon bébé, mais aussi une manière de rassembler toute ma famille et tous nos amis auprès de nous, de lui, pour toujours.

Dans le principe du collier de blessing way, j’ai demandé à chacun des tissus, et entamé un plaid en patchwork, qu’il gardera toute sa vie, depuis sa naissance, si j’arrive à le terminer à temps pour l’emmener en salle de naissance avec moi.

Encore une étape de passée.

J’ai donc cousu tous les morceaux entre eux, et réalisé la couche supérieure du plaid, le patch :

20130305_132020

Ca prend forme, hein ?!

Les prochaines étapes sont d’additionner les couches : le patch en « recto », un tissu (et je ne me suis toujours pas décidé lequel) en « verso », et un molleton entre les deux. Je dois matelasser le tout, puis tailler les côtés et poser le biais de finition. Avec un peu de courage, à la fin de la semaine il est fini.

Pour ceux que ça intéresse, je vais mettre ici un petit récapitulatif de ce qu’on m’a envoyé, c’est assez joli les idées qu’on a pu y mettre…
– Ma maman m’a envoyé des tissus de canapés que j’ai toujours vu à la maison. C’est eux qui les avaient retapissés. Elle m’a aussi envoyé mon tout premier sac à dos, quand j’étais bébé : un petit sac rose avec un ange brodé dessus, des petites ailes blanches et la fermeture du sac était la tête de l’ange avec des cheveux en laine rose bouclés. Heureusement il a suffisamment vieilli pour que je n’aie aucun regret à le découper plutôt qu’à le transmettre tel quel à mon bébé.
– J’ai utilisé un tissu avec lequel j’avais cousu un pantalon thai à mon Papa. Il en voulait un d’hiver, mais comme ça n’existait pas, je lui en avais fait un en velours gris sombre.
– Un de mes frères, dont la femme est designer, a envoyé des échantillons qu’elle utilise au travail.
– Mon autre frère a sacrifié le T-shirt préféré de son adolescence.
– La marraine de bébé a sacrifié un paréo qu’elle a énormément utilisé, et chacun de ses fils m’a donné un ancien T-shirt d’uniforme d’école en Martinique.
– Son parrain a envoyé sa ceinture de Viet Vo Dao, un art martial qu’il pratiquait quand mon mari l’a connu, mon mari étant lui-même dans les arts martiaux depuis l’âge de 5 ans. C’est (presque) toute sa vie.
– Une de mes cousines, à qui j’ai appris le tricot, m’a tricoté un petit carré avec un coeur en point de maille (ce que je lui ai aussi appris à faire). C’est donc important dans notre histoire.
– Une autre m’a envoyé son pyjama préféré de son bébé (qui a 4 ans aujourd’hui). Elle est enceinte en même temps que moi, avec un bébé prévu 10 jours après le mien.
– Une autre de mes cousines a oublié de m’envoyer du tissu, mais elle m’en avait donné à un Noël il y a un moment, et donc je les ai utilisés.
– Une autre m’a envoyé 3 tissus : un bout des premiers rideaux de sa première chambre après avoir quitté la maison de ses parents, un morceau du tissu utilisé pour la naissance de ses enfants (sac à langer, tour de lit… elle avait tout fait coordonné), et un tissu Harry Potter, parce que c’est sur un forum Harry Potter que mon mari et moi nous sommes rencontrés.
– Encore une m’a envoyé deux tissus, qu’elle avaient utilisés à la naissance de ses filles (jumelles) pour leur coudre de petits vêtements. Elle ne savait pas que c’étaient des filles, donc les tissus sont unisexes.
– Le seul de mes cousins garçons qui m’a envoyé un tissu a sacrifié le premier pyjama porté par son fils, et par son second fils également. TRES personnel !
– Une de mes tantes a sacrifié la manche d’une tunique qu’elle s’était cousue à partir d’un tissu ramené d’Inde, quand elle y avait été adolescente.
– Deux autres de mes tantes ont voulu faire participer mes grands-parents décédés, en m’envoyant des tissus de leur maison. C’est très émouvant…
– Une cousine de ma m!re a envoyé un grand drap écru venant du Maroc.
– Une copine rôliste a envoyé des tissus qu’elle utilisait pour se confectionner des vêtements. Comme elle en a envoyé beaucoup, je lui ai confectionné avec le reste des petits chaussons de bébé pour quand ce sera son tour… 😉
– La soeur d’une de nos meilleures amies, qui est décédée il y a deux ans, nous a envoyé un tissu pour elle-même (une vieille chaussette devenue orpheline) et un pour cette amie, pour qu’elle soit avec nous (de la résille noire avec laquelle elle s’était façonnée des ailes de succube pour un jeu de rôle). Ça veut tout dire qu’elle puisse participer à ce projet.
– Une autre amie a envoyé un tissu avec lequel elle avait fabriqué des petits Totoro pour décorer la chambre de sa fille née il y a 18 mois.
– Une autre un tissu liberty, elle en met souvent !
– Une autre les tissus avec lesquels elle nous avait fabriqué des sacs en cadeau de mariage. Comme elles ont été plusieurs à faire ces sacs, c’est du tissu pour toutes.
– Encore une a sacrifié un tissu qu’elle avait ramené du Japon lors d’une tournée de la chorale U l’année avant que j’y arrive. C’est à la chorale que je l’ai rencontrée.
– Des amis très proches de mes parents, qui sont comme une seconde famille, m’ont envoyés des morceaux de soie.
– Un autre ami proche de la famille a envoyé un tissu enfantin, avec des petits bonshommes qui arrosent leur jardin.
– Une autre n’a pas envoyé de tissu, mais nous avait façonné un arbre à voeux pour notre mariage, avec des tissus qui pendaient des feuilles, et des petits mots dessus. Je les ai utilisés.
– Pour notre part, j’ai mis pas mal de tissus avec lesquels j’avais fait toutes sortes de projets, et mon mari a sacrifié un de ses premiers doboks (tenue de TaeKwonDo) et un pantalon qu’il adore, ainsi que le tissu qu’il avait dans la poche de son costume, au mariage (vous savez ce tissu qui ne sert à rien et qu’on coordonne à la lavallière (et pour le coup à la vraie cravate qu’il avait donnée à mon père pour qu’ils aillent ensemble)).

Ça en fait, des tissus, hein ? 😉
Certains ont oubliés ou laissé passer le temps, mais il fallait bien que je commence à un moment, je ne pouvais pas toujours attendre… 😛
Un grand merci à eux tous !!

Si je peux avoir inspiré quelqu’un…

À bientôt pour la prochaine étape !

La gestation pour autrui. Se poser la question et se découvrir un avis improbable…

•01/03/2013 • 4 commentaires

Il y a quelques semaines, ou peut-être quelques mois, j’ai vu un film à la télévision qui m’a beaucoup touchée. Le film s’appelait « interdits d’enfants » et retraçait l’histoire vraie de la famille Mennesson.
Vous pouvez d’ailleurs le voir en intégralité ICI.
Un couple allé aux USA (en Californie pour être exacte, puisque tous les états-unis n’ont pas les mêmes lois concernant la GPA) pour avoir recours à la gestation pour autrui. La loi française ne reconnaissant pas la GPA, les petites n’ont pas reçu la nationalité française et les parents sont passés par un véritable parcours du combattant.
Le film était très touchant de vérité, et forcément, il a atteint son objectif avec moi, puisqu’il m’a fait réfléchir.

J’ai compris en faisant mes recherches pour écrire cet article qu’il était passé à la télé à ce moment parce qu’une nouvelle circulaire est sortie le 30 janvier pour donner la nationalité française aux enfants dans ce cas.

La circulaire précise que le seul soupçon de recours à une convention de GPA à l’étranger ne peut suffire à opposer un refus de délivrance.

Le principe (de la gestation pour autrui) est assez simple : une donneuse d’ovocytes (parfois il s’agit de la future mère), un père qui recueille son sperme, on mélange le tout et on met quelques embryons formés dans le ventre d’une mère porteuse. À ne pas confondre avec la procréation pour autrui, où la donneuse d’ovocytes EST la mère porteuse (et s’y rajoute un problème, puisqu’elle a à la fois porté l’enfant et l’a conçu, ça se rapporte à l’adoption, avec « préméditation »). Je ne parlerai ici que de gestation pour autrui, même si mon avis est plus ou moins le même pour la procréation pour autrui (en plus virulent).

Avant de se poser des questions, le mieux est d’en poser à l’ami internet, histoire de savoir un peu de quoi on parle. Et j’ai parcouru quelques petits articles qui m’ont suffi.

Parlons d’abord de faits purs et durs. Le principe médical, c’est quoi la GPA, quelles sont les implications physiques ?

Un petit article sur la fécondation in vitro, histoire de comprendre comment ça marche.

En fait on a d’abord un couple qui ne peut pas avoir d’enfants. L‘infertilité est féminine (c’est la femme qui est infertile, sinon trop facile, le recours au don de sperme). Que ce soit par insuffisance ovarienne ou par problème utérin, on n’a pas recours à la GPA si ce n’est pas une infertilité médicale définitive. Ce sont les règles dans beaucoup de pays, même si dans certains états l’infertilité sociale est acceptée (couple gay par exemple).

Ce couple veut quand même en avoir (évidemment, sinon pareil aucun problème).

On a donc recours à une fécondation in vitro, première étape. Ce qui nécessite une stimulation ovarienne (on ne se contentera pas de l’ovule mensuel délivré par l’ovaire, on lui en demande plus. Donc on le bourre d’hormone, il marche en accéléré, et nous fourni plusieurs beaux ovocytes qu’il n’y a plus qu’à prélever.)

Puis, plus facile, un dépôt de sperme, on met tout ce beau monde en contact et ça donne (ou pas, malheureusement), idéalement plusieurs embryons viables.

Deuxième étape, ces embryons sont introduits dans l’utérus d’une « mère porteuse », femme volontaire qui « prête » son corps pendant 9 mois. On espère qu’un embryon s’implantera correctement. Parfois et même souvent, comme on en introduit plusieurs pour qu’un seul s’accroche, finalement on va au-delà de nos espérance et on a une grossesse multiple.

Ce qui m’intéresse ici, c’est cette partie de l’article :

Quand l’AMP ne se passe pas bien

Il peut arriver que le processus soit interrompu pour diverses raisons (non réponse à la stimulation, absence ou problème de qualité ovocytaire ou embryonnaire, échec de la fécondation…).

Les effets indésirables

Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement.
Ils sont assez fréquents mais transitoires et ne sont pas inquiétants (bouffées de chaleur, douleurs abdominales, prise de poids modérée, saignements…).
En général, on observe un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées.

Les complications
Les complications liées au geste chirurgical de ponction (hémorragie, infection, problème anesthésique…) sont rarissimes. Celles qui sont liées à une réponse excessive à la stimulation ovarienne, appelée hyperstimulation, sont également rares. Elles se traduisent par un gonflement et des douleurs abdominales, une prise de poids brutale, des troubles digestifs et parfois une gêne respiratoire. Ces symptômes justifient une consultation en urgence dans un centre d’assistance médicale à la procréation ou un service gynécologique, car une hospitalisation peut être nécessaire.
Concernant les risques de cancer, aucune donnée ne permet aujourd’hui de mettre en cause les traitements liés à l’assistance médicale à la procréation.

L’article n’est pas alarmiste, ceci dit on peut mourir d’un syndrome d’hyperstimulation ovarienne, pour ne parler que de ça…

Et maintenant je me suis posée la question du point de vue des autres. Pourquoi la question fait-elle débat, quels sont les arguments avancés ?

Un article du monde qui résume le débat.

L’argument central contre la légalisation de la GPA serait la crainte de dérives vers la marchandisation du corps humain. Mais celles-ci n’existent par essence, qu’en l’absence de régulation.

Bon, en gros ça veut dire qu’une femme ne serait pas capable de choisir elle-même si elle veut prêter son corps ou non. Cet argument nie un petit peu la présence d’un cerveau dans ce corps « marchandé »… Ça rappelle douloureusement l’amalgame entre le don d’organes et le trafic d’organes. En effet, si on régule, justement si on légifère sur la question, les dérives sont moindres. Tant qu’on reste dans le flou, c’est la porte ouverte à la dérive…

Ce qui dérange aussi les détracteurs de la GPA est l’impossibilité de l’anonymat du don de gestation, qui contredit celui imposé au don de gamètes, en France. La gestatrice en effet continue, dans l’immense majorité des cas, à avoir des liens avec les parents et avec l’enfant qu’elle a porté.

Là j’aurais tendance à dire « Et alors ? ». Dans le film on voit un lien, en effet, entre la mère porteuse, la famille et les enfants. Et pour autant aucune dérive, aucune souci psychologique. Un passage particulièrement touchant est ce moment où les filles doivent faire un arbre généalogique à l’école et dessinent bien leurs parents, leurs grands-parents… Et quand on leur demande où est Mary (leur mère porteuse), elles expliquent bien qu’elle n’a rien à faire dans l’arbre, c’est une grande amie, leur « bonne fée », un peu, j’imagine, comme on verrait un docteur de PMA qui aurait permis une grossesse… Peut-être en un peu plus personnel, quand même…

Dans un autre article (le Nouvel Observateur), j’ai retrouvé d’autres arguments :

Parmi les arguments qui avaient fait pencher la balance en faveur du non, il y avait notamment le fait que dans les pays où la GPA est autorisée (Belgique, Danemark, Pays-Bas…), les femmes qui portaient les enfants le faisaient majoritairement pour des raisons d’argent.

On retrouve le risque de marchandisation de l’être humain, un peu plus documenté (il s’appuie sur des enquêtes révélant le bas niveau économique des mères porteuses volontaires).

Maintenant, mon avis personnel sur la question :

D’abord je suis assez choquée de voir que les arguments sont tous du style « liberté de l’être humain », « peur de la marchandisation du corps humain »… Alors que je pensais qu’on avait dépassé cette question depuis un moment déjà. Je vous ai fait plus haut la relation que j’y vois avec le don d’organes. Certes ici il y a mouvement d’argent, mais ça parait normal face à l’énormité du « sacrifice ». Il y a nettement plus de risques et de temps donné, si on ne compte que ça.

L’anonymat ? La question existe déjà dans le cas du don d’organes avec donneur vivant. Il est restreint à la famille proche, oui, mais dans ce cas pourquoi ne restreindraient-ils pas la GPA à la famille ou aux amis proches ? (je ne suis pas pour, je reste dans leur logique).

On pourrait aussi avancer l’argument pédopsychologique : l’enfant a besoin de connaître ses racines… Cette question est valable dans le cas de l’adoption, et on l’a déjà vue traitée de nombreuses fois, elle n’est en réalité pas problématique dès lors que rien n’est caché à l’enfant. Par ailleurs, le don de gamètes est parfaitement légal et personne ne s’est posé cette question là.

Je suis choquée, par contre, que mon argument à moi, qui m’éblouit comme un phare de voiture, personne (ou du moins personne que j’aie entendu ou lu) ne l’ait avancé…

Oui parce que je suis quelqu’un de très ouvert. Le mariage pour tous, je suis pour sans aucun argument contre. Je suis pour la parentalité pour tous également. Enfin tous… Tous comme on l’entend dans les débats actuels : famille monoparentale, homoparentale, « classique »… Pas vraiment tous dans le sens où les parents doivent être prêts, que la décision doit être mûrement réfléchie, afin de ne pas se retrouver comme dans le cas des animaux adoptés, avec des enfants « sur le bord des autoroutes ou à la SPA »…

Bref, j’étais persuadée, après avoir vu le film et avant de me poser réellement la question, que j’étais POUR la GPA.

… et en fait NON.

Je suis quand même pour légaliser les enfants issus de GPA jusque là, puis fermer la porte ensuite. Parce que les pauvres, ils n’y sont pour rien.

Mais je suis contre la GPA.

Pour plein de raison.

Mais une raison principale : il y a déjà, partout dans le monde, des enfants en bonne santé, mais en manque de famille. Des enfants, dans le « meilleur » des cas, ballotés de famille d’accueil en famille d’accueil, avec ce sentiment que personne ne veut d’eux et que donc ils ne doivent pas valoir grand chose. Dans le pire des cas, des enfants abandonnés dans des toilettes publiques, des poubelles, qui s’ils ne meurent pas ou n’en gardent pas de graves séquelles, peuvent aussi bien grandir dans les rues. Des enfants qui ont bien plus de risques que d’autres de se tourner vers la petite délinquance, pour survivre, puis pourquoi pas vers la criminalité. Des enfants malheureux, qui ne vivent pas bien, se mettent en danger voire mettent en danger des autres. Voilà pour un côté de la balance.
Et de l’autre côté de la balance, nous avons des « parents » (car s’ils n’ont pas encore d’enfants, leur désir fait qu’ils sont déjà des parents, quand ils se préoccupent de la santé et du bien d’un petit être qui n’a pas encore de personnalité incarnée) en mal d’enfant. Qui voudraient prendre soin d’un enfant. Voire de plusieurs. Et qu’on voudrait soumettre aux risques d’une grossesse (ok, la grossesse n’est pas une maladie, mais qu’on ne vienne pas me dire que c’est parfaitement sans risque, j’aurais des arguments à vous balancer, en ne parlant que de diabète, d’éclampsie, d’HTA gravidique, de phlébite et d’embolie pulmonaire, voire de risques psychiatriques comme la décompensation d’une maladie psychiatrique non encore connue, ou la psychose puerpérale), d’une FIV, de stimulation ovarienne, une ou plusieurs fois (quand cela ne se passe pas comme on le souhaite), de grossesse multiple, de troubles psychiatriques en ne parlant que de la dépression si ça n’arrive pas comme voulu, et d’anxiété en attendant que ça arrive. On voudrait les y soumettre, oui, mais aussi d’autres : la mère porteuse, surtout (je comprends la prise de risque quand il ne s’agit que de soi, et on n’y pense même pas, je suis enceinte et je ne me suis jamais posé la question des risques avant de faire ce bébé, cela va sans dire), et les enfants. Naître est un risque aussi. Surtout quand on naît après stimulation ovarienne et qu’on grandit à plusieurs dans le ventre de maman (ou de pas-maman, justement). Bref, des « parents » malheureux, qui se mettraient eux et d’autres, en danger.

Et pourquoi ne pas relier les deux groupes par un pont, qu’on appellerait l’adoption ?
Parce que pour moi, tant qu’on peut avoir un enfant « à soi » génétiquement, biologiquement, oui. Mais quitte à en avoir un qui ne soit à soi « que » par le coeur (et c’est bien le lien le plus fort), pourquoi le fabriquer en prenant des risques pour tout le monde, plutôt que rendre tout le monde heureux en retirant des risques ?

Bref, je suis pour une facilité à l’adoption (qui est un vrai parcours du combattant) plutôt que la fabrication de bébés « surnuméraires ». La Terre est surpeuplée, elle va s’écrouler, soyons écolos, « recyclons », même les bébés.
J’espère que ma dernière phrase sera bien lue avec tout l’humour qu’il faut, et ne sera pas retenue contre moi.

J’ai également écrit cet article pour les vendredis intellos.

Elucubrations d’une petite graine qui grandit… (2ème trimestre)

•26/02/2013 • 7 commentaires

26 septembre 2012 : C’est officiel, j’ai 3 mois et quelques poussières, je peux donc le dire à tout le monde, que j’existe…
Il est également officiel que je suis dans un groupe non à risque de trisomie, pas d’amniocentèse prévue, tout va bien…
Prochains RDV : 22 octobre premier cours de préparation à la naissance, 2 novembre premier RDV à la maternité, 13 novembre seconde échographie (et on saura enfin si je suis une nana ou un p’tit mec !)…

8 octobre 2012 : Je n’aime pas quand maman se couche sur le ventre pour lire. Elle le sait, je lui martelé le ventre en guise de protestation.
Mais d’une, ce sont les seuls moments où elle me sent bien bouger, alors même si ça fait mal, elle aime (ma mère est maso et ça ne m’aide pas pour protester), et de deux, elle aime cette position.
Alors je n’ai pas gain de cause…
…pour l’instant ! Patience, dans quelques semaines j’aurai grandi, et maman ne se mettra plus sur le ventre…

11 octobre 2012 : Ca fait 6 mois que maman bosse en PMI, avec un appareil d’échographie à disposition, et ça fait 4 semaines environ qu’elle sait que si je lui montre mes fesses, elle saura si je suis un petit mec ou une petite nana !
Elle n’a réalisé ça qu’hier et ça y est, après une bonne dose de contorsion à se faire une écho toute seule, elle sait ce qui se cachera sous ma couche, et elle l’a annoncé à papa hier, en lui offrant des petits bodys et des petits chaussons de la couleur adéquate…
… mais vous ne saurez rien avant le 13 novembre, l’échographie officielle, histoire qu’elle ne perde pas la face si elle s’est plantée ! 😉
Par contre, le sujet devient de plus en plus présent, quel prénom va-t-on bien pouvoir me donner ???

19 octobre 2012 : Gling-Gling !! Je m’éveille aux sons, et depuis hier, il y en a un nouveau qui rythme les mouvements de maman… C’est une bola, que maman s’est achetée hier et qui ballotte contre son bidon. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, c’est un objet traditionnel au Mexique ou en Indonésie, et que les femmes enceintes mettent comme un collier très long… C’est comme un petit grelot assez discret (bon, ça s’entend quand même hein) qui sonne quand maman bouge, et ça sonne donc très souvent, contre le bidon, pour que bébé l’entende. J’entends donc régulièrement un petit drelin-drelin, du fond du ventre de maman…
C’est sensé me rassurer, quand je serai dehors et que j’entendrai la clochette qui me rappellera le bon temps de dedans le bidon de maman…

Bon, Maman a donc acheté ça hier et le porte fièrement sur son bedon. Maintenant, ça changera pas grand chose, soyons honnête… Quand je sera grand, fort et dehors, il y en aura plein, de sons rassurants que j’entends maintenant…

Ya le son de la voix de Maman, le son de la voix de Papa, les bisous qu’ils se font, leurs battements de coeurs, le glou-glou de leurs intestins (mmh… glamour !), le ronron du gros chat et ses miaou, le piano quand Maman s’entraîne, le clic-clic de l’ordinateur et le tic-tic des aiguilles à tricoter, l’eau de la douche, du bain et de la piscine, les tap-tap quand Maman tapote son ventre pour me dire bonjour, ou le frottis de quand ils me caressent… La musique qu’ils écoutent, aussi, et la télé (qu’ils éteindront bien sûr quand je serai là), les mots doux, la vaisselle quand ils rangent, l’aspirateur, la machine à laver…

Mon monde n’est rien que son, pour l’instant, et c’est assez sympa…

22 octobre 2012 : Première rencontre avec la sage-femme, qui apparemment ne compte pas son temps : 1h30 !! … de parlottes surtout, mais au moins tout le monde s’est bien cerné, a bien cerné les attentes de chacun, elle est gentille et a bien compris les petites angoisses de maman… On a donc pu écouter mon petit coeur qui bat toujours très bien.

23 octobre 2012 : Les envies de femmes enceintes… tout un programme ! … et il parait qu’il faut y céder, ce serait des besoins du bébé… A priori, je n’aime que les interdits, parce que maman rêve d’oeufs à la coque, ce soir !! Et les autres jours, elle a envie de sushis, de moules-frites, de carpaccio au basilic, de foie gras maison, de lait de poule, de vin chaud, d’un petit verre de muscat, de jambon sec… … … Allez Maman, encore 5 mois et c’est la fête des interdits !!

31 octobre 2012 : Halloween, la fête des horreurs !

39300_158985410914836_92930534_n

Bon, ça fout la trouille, non ? 😉

6 novembre 2012 : Je me suis fait traiter de trop-plein-de-nuts !!!
Remettons-nous dans le contexte : après une séance d’aquagym épuisante (et pas du tout fait pour les femmes enceintes), Maman s’avance vers le distributeur pour s’offrir une sucrerie bien méritée…
Devant elle une gamine pleurniche pour avoir un nuts, et sa maman refuse.
Maman passe donc devant, se prend sa sucrerie, et la dame de dire : « tu vois, c’est parce qu’elle a trop mangé de nuts qu’elle est grosse, la dame ! »…
Et la gamine s’en va, convaincue…

7 novembre 2012 : Bon ben l’aquagym, pour Maman, ça a l’air méchamment compromis !!
Après 2 heures de contractions en continu cette nuit probablement à cause de l’aquagym (what else ?), visite tranquillement aux urgences (tranquillement parce que le spasfon a fait passer la chose et que tout allait bien au boulot), examen et écho qui disent que tout va bien…
Mais du coup on va se calmer un peu là-dessus… Ya une animatrice d’aquagym qui fait des cours plus soft et prendra maman en charge en lui disant ce qu’elle peut et ne peut pas faire, donc éventuellement nouvel essai avec elle la semaine prochaine…

8 novembre 2012 : Il fait bien chaud en haut du bidon…
Ca y est, Maman a commencé à poser sa tasse de thé sur moi… 😉

9 novembre 2012 : C’est la fiesta dans le ventre de Maman ce matin !! J’ai mis la musique à fond et je m’éclate comme un petit fou !!
J’entends Maman qui éclate de rire ! C’est la première fois qu’elle me sent aussi actif là-dedans… Elle me sent avec son ventre, et même avec ses mains sur son ventre !!
Je l’entends qui me parle, elle me dit qu’elle adore ça, et puis elle se laisse aller et me raconte plein de trucs ! Pour une fois qu’on communique comme ça tous les deux… Je l’entends aussi qui téléphone à Papa, il est parti au travail. Elle lui raconte comme je suis fou-fou ce matin, qu’elle me sent avec les mains, alors elle espère bien que quand ce sera les grandes mains de Papa sur moi, je sois de la même humeur… Elle me parle de Papa aussi. Elle me dit qu’il m’aime beaucoup, comme elle, et qu’il a hâte de me sentir bouger, et qu’ils ont hâte de me prendre dans leur bras, mais qu’il faut encore que je reste au chaud dans le bidon…
Papa va passer une bonne matinée aujourd’hui en pensant à moi au travail…
J’aime bien quand Maman rigole, et quand elle me caresse à travers le ventre… Ca me masse tout partout. Alors je continue de bouger, et ça fait rire Maman… On s’amuse tous les deux comme ça pendant un bon quart d’heure.
Tout le monde est super content ce matin !
Mais ça fatigue une telle fiesta ! Alors je retourne au dodo, et Maman va aller travailler…
Bisous !!

10 novembre 2012 : Premier vrai cours de préparation à la naissance (le premier n’était qu’un long moment de parlotte)…
Maman s’est allongée sur le dos, et la sage-femme a fait des mouvements avec ses mains pour étirer certains muscles et fascias… Très technique, tout ça, un peu compliqué à expliquer et à ressentir, mais très efficace pour un peu débloquer les choses apparemment…
Ce qui s’est surtout passé, c’est que du coup je me suis mis à bouger dans tous les sens, et que Papa, qui avait les mains sur celles de Maman et sur son ventre, m’a bien senti bouger… On a vécu un moment à trois formidable !!!
Gros bisous !

13 novembre 2012 : Je suis passé à la télé aujourd’hui… Ma deuxième échographie officielle… Et donc oui, je suis un petit homme ! Avec un zizi et tout ce qui va avec ! 😉
La dame de l’échographie m’a bien embêté, je suis timide et elle n’aimait pas ça. je me cache si bien qu’elle n’a pas pu me tirer le portrait en 3D, on a juste un joli profil… Je me suis caché la tête tout tout en bas, par là où je sortirai quand le temps sera venu… Mais on a quand même vu plein de trucs… On sait que je vais bien, que je fais un peu plus de 500g, que j’ai la taille mannequin en plein milieu des courbes, que mon coeur bat bien, qu’aucun souci n’est à déplorer…
J’avais une main dans la bouche et une main sur les oreilles… Et pour que je bouge, la dame a appuyer très fort et plusieurs fois sur le bidon, elle m’a envoyer valdinguer, comme sur des montagnes russes !!! Je suis content d’avoir retrouvé le calme…
Papa et Maman étaient tout émus…
J’ai entendu Papa dire : « Il est beau ! »
… et Maman penser : « Mais il y a vraiment un bébé entier tout formé dans mon bidon ?! »

bébé

15 novembre 2012 : Joli petit jeu de mots d’Aurélie :
« Aboo d’chou naîtra donc dans les aboo d’choux » 😉

22 novembre 2012 : Séance étrange hier…
On m’a soumis à un tremblement de terre (enfin d’utérus) mesurable sur l’échelle de Richter !! J’avais jamais vécu ça, sensations très fortes, étrange…
En même temps je recevais un flot d’endorphines, terrible !! Délicieux !! Bref, je sais que Maman était particulièrement heureuse, donc ça m’a rassuré, c’était quelque chose de chouette et agréable du coup, ça devait être normal…
Il faut savoir que mes parents ont un lionceau à la maison. Echo qu’il s’appelle. Il parait que c’est un chat, mais pour le moment, il fait dans les 16 fois plus gros que moi alors… moi j’ai peur !
Mais Maman dit qu’il n’a jamais été aussi affectueux avec elle que depuis que je suis dans le coup. Et les forums internet disent que le comportement d’un chat avec le bébé ressemble à celui du chat avec la Maman pendant la grossesse… Donc tout porte à croire qu’il sera adorable avec moi ! J’ai hâte de le connaitre !

23 novembre 2012 : Vous voulez une bonne blague ?
Maman feuillette (encore une fois) un gros bouquin de prénoms… Sur une page, un encadré rigolo.
Le palmarès des prénoms composés en 2012 :
Mohamed-Amine, Jean-Baptiste, Pierre-Louis, Marc-Antoine, Mohamed-Ali, Paul, Pierre-Antoine, Louis-Marie, Paul-Emile, Jean-Paul, Mohamed-Lamine, Pierre-Marie, Paul-Antoine, Jean-François, Pierre-Alexandre, Jean-Philippe, Pierre-Emmanuel, Jean-Pierre, Jean-Luc, Jean-Marc.
Trouvez l’erreur ! 😉

Ok, j’ai donc mon second prénom, mon troisième prénom, et pour le premier, y en a… 18 qui se battent en duel !!
20 prénoms pour un petit garçon, ça le fait vous croyez ? 😉

24 novembre 2012 : O’sullivan gare à toi, Maman arrive ! (ou le contraire…)

5 décembre 2012 : Maman avait prévu tout mener de front : la grossesse, le boulot jusqu’au bout de la grossesse (et Maman a un boulot un brin agité), les cours du mardi soir de 21h à 23h à plus d’une demie-heure de voiture de la maison, la thèse, et d’autres projets personnels pas moins prenants…
Et moi j’aime bien qu’on s’occupe de moi, que de moi, rienque de moi ! (non mais, c’est moi la star ou pas ?!)
Alors j’ai pris mes petits poings, mes petits pieds, et j’ai tapé pour montrer ma grosse colère, tant et si bien que j’ai réussi. Maman est obligée de s’arrêter de travailler, depuis 1 semaine bientôt, probablement pour un mois voire plus. En gros vu le boulot, ya peu de chances qu’on lui dise de reprendre avant que je sois là.
Après une jolie période de stress, de déception, de tristesse, de panique et d’inquiétude, j’ai retrouvé une maman zen, pleine de projets (parce que ça je crois que je n’aurai jamais gain de cause), mais des projets calmes et qui me concernent pour la plupart : tricot de mon trousseau, déco de ma chambre, mon faire-part, un peu pour les cadeaux de Noël de la famille quand même et pour le boulot de Papa, mais je redeviens le centre de son monde (comme si j’avais une seule seconde cessé de l’être !), alors ça me va. Du coup je gigote pour lui faire savoir que tout ça me plait, et la rassurer que je vais bien ! 😀

9 décembre 2012 : J’ai une chouette marraine et un chouette parrain ! On a dîné tous ensemble samedi soir, et ils sont tout contents d’être si proches de moi…
Et moi je suis content de les avoir, c’est plutôt sympa d’avoir ceux-là rien que pour moi ! Mes frères et soeurs partageront mes grand-parents, mes tontons et tatas, et même mes parents. Mais mes parrains, ils sont rien qu’à moi ! Je pourrai leur dire tout ce que je veux, aller les voir quand mes parents ne suffiront pas ou que le problème viendra justement d’eux (mes parents, ce qui est cool, c’est qu’ils sont lucides ! 😉 )… Pour grandir, ya pas mieux que d’avoir le choix vers qui se tourner… C’est ce que disent mes parents, et je crois bien qu’ils ont raison.
Mais bon, pas de chichis entre nous, mes parents se sont mariés dans un jardin, je ne serai pas baptisé à l’église…

10 décembre 2012 : Ce matin, j’ai fait mes premières expériences de grand, de vrai bébé sorti du bidon : j’ai essayé… de respirer !!
Ben oui, faut bien s’entraîner, mais là je dois avouer que je me suis planté, en même temps réussir un truc au premier essai, qui peut s’en vanter ? (et en plus moi je suis tout petit !)
Bref, Maman a eu droit à sa première séance de hoquet au réveil ce matin… Et si j’en juge par le coup de fil qu’elle a adressé à Papa avec sa voix plein de sourire et par le flot d’endorphines que j’ai reçu dans ma bulle, ça lui a fait bien plaisir !!
(En même temps, avec la trouille que je lui ai donnée ces derniers temps, je crois qu’elle le méritait)

Mon père c’est le plus fort : Mardi dernier il a monté tout seul mon lit et ma table à langer… Ma chambre n’est pas encore prête, mais l’essentiel y est, et mes parents se préparent…

Elucubrations d’une petite graine qui grandit… (1er trimestre)

•26/02/2013 • Un commentaire

21 juin 2012 : Pas la peine de vous faire un dessin… Bon, je vous mets une image quand même ! 😀

L’histoire sera racontée plus tard.

182129_101233683356676_61484070_n

lundi 9 juillet à 12h00… Maman a 5 jours de retard, elle s’était pourtant juré d’attendre une semaine avant d’espérer, mais ce matin n’y tenant plus, direction le labo… Dans 2 heures les résultats.
… je ne sais même pas encore si j’existe ! 😉

14h00 : J’EXISTE !!!!!!!!!!!!!

L’annonce au père…

« JE SUIS TON PÈRE ! » (nan, loupé, c’est le contraire)

« JE SUIS TON BÉBÉ ! » (j’ai bien essayé mais ça n’a pas marché… Faut dire qu’à mon âge je ne suis encore qu’une petite virgule, sans bouche ni encore moins de cordes vocales…)

… du coup j’ai dû laisser maman faire tout le boulot… mais j’ai bien vu comment ça s’est passé alors je vais tout vous raconter…

D’abord en fait, il faut savoir qu’ils y croient, mes parents… z’avaient voulu faire un bébé le soir de la nuit de noces, et comme un mois après la dizaine de test de grossesse (j’exagère à peine, je tiens ça de Mamie) restait implacablement négative, il a fallu remettre en question le côté « tout est prévisible ».

Du coup encore un mois après, Maman a refait des tests, parce que ça faisait tout drôle dans son bedon, et comme ils étaient négatifs, elle a promis. « Pas de test avant au moins une semaine, je tiendrai le coup, et comme ça on verra bien l’avancée des choses ». Parce que c’est vrai que c’est encore plus décevant de faire plein de tests négatifs que d’attendre que le corps dise lui-même les choses.

Tu parles ! 2 jours après, elle se réveille, papa est parti au boulot, et l’envie pressante d’aller faire une prise de sang (oui, elle est bizarre ma mère ! peut-être qu’après neuf mois de grossesse avec des prises de sang minimum tous les mois elle changera d’avis !), et du coup elle a filé au labo… S’en est suivi une matinée d’état totalement indescriptible entre le stress et l’excitation, elle avait pas le droit de téléphoner avant le début d’après-midi.

Et pour une fois, papa qui rentre du boulot plus tôt, avant les résultats, donc… Maman ne dit rien, a heureusement les vidéos du mariage pour déporter l’attention de papa, et à 14h, elle file se cacher dans les toilettes avec le téléphone, puis redescend, toute contente, se met juste derrière papa qui mange un fromage-blanc-chantilly-fraise, et lui susurre… « je suis enceinte »

IL A FAILLI EN LAISSER TOMBER SON DESSERT !!!

Je vous dis pas l’après-midi, ensuite ! Ils ont passé une heure assis par terre, à se regarder dans le blanc des yeux, et à pouffer de rire toutes les deux minutes ! C’est bizarre un adulte, ou alors c’est mes parents !

Et ensuite ils ont été acheter un sacré paquet de bouquins sur la grossesse…

Pour la suite, ça va être folklo !!

Papa veut absolument attendre les 3 mois règlementaires ou presque (au moins la première écho) pour l’annoncer à tout le monde, et Maman est très impatiente mais d’accord sur le principe.

Trop impatiente quand même, elle est comme ça ma mère !

Compromis fait, Mamie et Papi seront au courant ce soir, et on verra si le secret tient jusqu’au bout !

10 juillet 2012 : Réfléchir, prévoir, décider…
Maman n’est pas au bout de ses peines ! Elle avait prévu un bébé tout cliché, fruit de la nuit de noces et tout et tout… Son corps avait même joué le jeu, elle était en pleine bonne période le soir de la nuit de noces !
Ah oui, mais c’était sans compter sur moi ! Je suis pas un cliché, moi, je suis un bébé, ou du moins un futur bébé, tout plein de décision rien qu’à moi !! Et on ne joue pas avec moi comme ça.
Donc j’ai décidé que non pour le bébé-cliché, mais comme maman et papa avaient très envie de moi, et que des parents comme ça, ça se chouchoute (ou alors je vais avoir une enfance un peu moins drôle), eh bien j’ai décidé de ne pas attendre l’éternité non plus avant de dire « coucou c’est moi ! »…
Je suis pas trop génial, comme embryon, dites ?!

13 juillet 2012 : À peine la taille d’une petite virgule et je fatigue déjà maman à fond !!! Elle baille toutes les 5 minutes, risque de s’endormir en voiture et au boulot… T’imagines pas l’image publique !
J’ai hâte de grandir et d’en rajouter à coup de tatanes dans la vessie, de grand-huit dans l’utérus et, encore un peu après, de séances pleurs en milieu de nuit ! 😛
Maman, Papa, vous n’avez pas fini d’en baver !!!
(ils rient jaunes mais je crois qu’en fait ils ont hâte aussi…)

15 juillet 2012 : Parce qu’ils ne pouvaient pas s’en empêcher (et surtout pas maman), Mamie Yaya, Grand-père et Mamisa sont au courant de ma venue future…
Les autres, c’est grand secret pour le moment !!

17 juillet 2012 : Maman dort avec une grande bouteille d’eau (ça va encore) et un paquet de gâteaux à côté de son lit… Soi-disant que le matin si elle se lève à jeûn elle a mal au coeur (voire si elle attend un peu avant de se lever).
L’EXCUSE !!!
J’y aurai droit, moi, quand j’aurai un lit autre part que dans le ventre de maman, à mon paquet de gâteaux à côté du lit ???

19 juillet 2012 : 6 semaines d’aménorrhée, et ça parle déjà très sérieusement prénoms !!!
Je me suis entendu proposé des noms étranges, qu’heureusement l’autre de mes parents refusait…
A leurs deux cerveaux réunis, ils se rattrapent bien ! Les horreurs proposées par Maman sont « véto » par Papa, et vice-versa ! Je les entends aussi s’éclater sur les propositions louches du livre de prénoms… En entendant ça, je me dis que j’aurais pu tomber plus mal ! J’ai des parents corrects…
… Et une cinquantaine de prénoms en lice ! 😉

Le 6 août, on va voir ma bouille pour la première fois à la télé ! Une star que je suis déjà ! Je n’aurai que deux fans à mon avant-première, mais ceux-là sont des super-fans !!! Ils comptent les jours jusqu’à la représentation !!

20 juillet 2012 : Le supplice de Tantale… ou le rêve, pour Maman !
… assouvir sa nouvelle passion de « soupe de nouilles à l’ingrédient secret », soit tout simplement bouillon de poule aux nouilles, sans jamais remplir son estomac !
Parce qu’il faut bien avouer que, du haut de mes 5mm tout mouillé, je commence à un peu peser sur l’estomac de Maman, qui, au choix, a toujours l’impression de s’être enfilé un hippopotame entier ya 2 minutes, ou de tanguer sur un bateau, ou d’avoir tellement faim que la nausée la prend…

29 juillet 2012 : Au secours !! Maman est si nauséeuse le matin avant d’aller au boulot (et il faut quand même bien qu’elle assure), qu’elle a décidé de ne plus se contenter de l’homéopathie et du gingembre qui ne suffisent plus, et elle va m’empoisonner à coup de motilium ou de dornormyl !!!
(pour sa défense, LE CRAT est d’accord)

1er août 2012 : Merci Eloïse… Maman se sent mieux grâce à un truc tout simple… de l’eau additionnée d’un demi-jus de citron pressé… délicieux et simple, mais fallait y penser… A bon entendeur à toutes les autres presque-mamans !

7 août 2012 : Ca y est, je suis une vrai star, je suis passé à la télé hier !! (bon, l’écran de l’écho, mais c’est tout comme !)
On sait donc que je suis tout seul dans le bidon de maman, que je suis une petite cacahuète de 2 cm, et que mon coeur bat bien comme il faut.
On sait aussi que je suis bien placé tout devant dans le bidon de maman, tellement bien qu’on me voyait super bien à l’écran. Maman risque de prendre du bide très vite, et de pouvoir vite montrer à tout le monde sa grossesse, elle est très contente !!
Papa était tout ému de me voir, ça fait plaisir d’avoir des parents qui sont si contents de me voir arriver…

Maman devrait bientôt s’engager comme chien renifleur chez les stupéfiants ! Elle a un odorat de ouf !!! Elle sait tout, rien qu’au nez ! Trop forte !!

Aujourd’hui je deviens encore plus une star ! Ca y est tout le monde sait que j’existe, ça y est j’ai une page facebook à moi que tout le monde peut voir !!! (depuis un mois que je ne publie rien pour garder le secret…. mais papa a cédé)

8 août 2012 : Cette idée-ci ne vient pas vraiment de maman, mais elle en a pris l’habitude… C’est Flo qui le lui a dit, et maintenant, à chaque fois qu’elle entre dans un lieu public, maman regarde un peu partout et détecte les wawas… Une petite habitude bien utile !
Maintenant le petit logo devient très familier à maman, et elle trouve tout ! (et si elle trouve pas, même dans un magasin de livres, même pas honte de demander au vendeur !)

11 août 2012 : C’est probablement un peu tôt, peut-être dans sa tête, mais j’ai entendu maman dire qu’elle voyait un petit changement dans sa silhouette… chouette !!! on va bientôt me voir ! 😀

12 août 2012 : Maman est triste…
Il y a ces petits gâteaux merveilleux, genre macarons à la noix de coco, bien spéciaux, pas n’importe lesquels. Selon Maman, ce sont des petites merveilles !!! Et je veux bien la croire, parce que quand elle en mange, je sens le merveilleux goût des endorphines de plaisir dans mon liquide amniotique… Alors ils doivent être bon, ces gâteaux !
Mais il y a un truc… c’est que moi je n’aime pas. Quand elle en mange, j’adore le goût des endorphines. Mais un peu plus tard, je sens le goût des gâteaux, je ne sais pas, peut-être déformé par le passage dans le sens et le placenta, mais moi je n’aime pas, alors je le dis à maman, qui sent aussitôt la nausée la prendre…
Dommage pour elle, mais j’ai mon caractère, moi, je ne me laisserai pas nourrir par ce que je n’aime pas sans protester !
Alors Maman est triste parce qu’elle doit renoncer à ses petits gâteaux préférés…

14 août 2012 : Maman a hyper envie de salé, tout le temps !!! Vous croyez que ça veut dire que je suis un petit mec et que le rapport mecs/nanas dans la famille va encore monter ? 😉

17 août 2012 : Petite frayeur ce matin, mais finalement tout le monde va bien… Maman a eu droit à une aiguille dans chaque bras (choueeeette…..), moi je suis repassé à la télé et je vais bien, mon coeur bat bien, mon placenta va bien, tout ça… Et Papa avait la trouille pendant qu’il était au boulot mais Maman l’a rassuré alors ça y est, tout le monde va bien !

22 août 2012 : OK, c’est bien parti, bonne nouvelle !
Ya peu de chances que je meure de faim ! Mes gardes-manger débordent du soutien-gorge… 😉

1er septembre 2012 : Je bouge et je gigote dans le ventre de maman. Hier, je suis à nouveau passé à la télé, je suis un vrai bébé avec deux bras et deux jambes, un petit nez bien dessiné et je fais craquer mes parents… Très pensif, je me tiens la tête. Et tout va bien !

2 septembre 2012 : La fasciathérapeute de maman a réussi à me sentir bouger sous ses doigts…
Alors depuis, c’est la course à qui parviendra à sentir mes mouvements, entre maman et papa.
Est-ce qu’ils me sentent vraiment ou est-ce qu’ils en ont juste tellement envie qu’ils m’imaginent ?
J’en sais rien, mais toujours est-il qu’ils sont contents, et moi aussi, parce que c’est sympa de se sentir autant désiré !

Ca fait un peu plus de deux jours que maman n’a pas eu mal au coeur… J’espère bien que ça va tenir, j’aime pas savoir que ma seul présence lui donne envie de vomir… 😉

5 septembre 2012 : Vous saviez que certaines enseignes livraient gratuitement à domicile les courses ? Maman ne va plus se déplacer, ne va plus demander à papa de faire les courses, elle les fait tranquille devant son ordi, avec sa musique, et se fait livrer le lendemain à la maison… Si c’est pas beau… (et tout ça grâce à moi !)

8 septembre 2012 : Le maître de stage de Maman a dit que j’étais une fille…
Et il a rajouté : « après tout je ne me trompe que dans 50% des cas ! » 😉

9 septembre 2012 : Pour ceux qui ne le savent pas, on va expliquer un peu mon nom, Aboo d’chou. Ca me parait évident, et à mes parents aussi, mais l’origine est plus haute…
Quand Papi a connu Papa, il a très vite vu que c’était sérieux avec Maman, et que Papa serait le père de ses petits-enfants… Pour le coup, c’est une chose qui n’a échappé à personne, Papa et Maman, ça coule de source !!
Et du coup il a imaginé ce surnom, que leurs enfants seraient de petits aboo d’chou, contracté de Aboo, mon nom de famille (celui de Papa) et de bout d’chou.
Et le surnom est resté, il est même dans le discours de mariage que Papi a fait (les discours de Papi, il faut savoir que c’est quelque chose !!!)…
Donc me voici, le premier Aboo d’chou de ma génération, le premier Aboo de ma génération, d’ailleurs, j’ai des cousins du côté de maman mais ma tata Aboo ne m’en a pas encore fait.

14 septembre 2012 : Hier soir, grand moment d’émotion !!
Le maître de stage de Maman lui a prêté un doppler, et elle a fait la surprise à Papa, ils ont écouté ensemble les bruits de mon coeur allongé sur le lit, dans l’intimité… Ils étaient tout heureux, j’ai reçu une jolie dose d’endorphine à manger moi !!
… et Papa a même enregistré mes battements de coeur sur son téléphone ;)…

17 septembre 2012 : « ça s’en va et ça revient, c’est fait de tout petits riens »…
Je parle de la bosse qui montre (ou pas) où je suis, dans le bidon de Maman… Et là, on en est à la phase « ça s’en va »… Maman perd son pantalon, a une ligne comme elle en avait rêvé, sauf qu’elle rêve maintenant d’être une grosse mongolfière…
J’espère que je suis un garçon, parce que je crois comprendre que les filles, c’est compliqué et jamais content !
(finalement je préfère être une fille, les garçons, ça doit comprendre les filles, et je préfère pas !!)

21 septembre 2012 : J’ai trois mois aujourd’hui, je suis un foetus ! Première grande ascension sociale !!

Des convictions jetées par terre !

•26/02/2013 • 4 commentaires

Depuis toujours, aussi loin que je m’en souvienne et que mes parents s’en souviennent, peut-être même avant ma naissance (tiens, c’est intéressant, ça, il faudra que je demande à ma mère sa relation avec le fromage durant sa grossesse), j’ai toujours détesté le fromage.

TOUS les fromages ! TOUS, sans aucune exception. À toutes les sauces, cuisinés, par cuisinés, à pâte dure, molle, fromages frais, pasteurisés, cuits, cachés dans un cake, étalés sur une pizza, fondus… Rien n’y faisait.
On a tout essayé. Même la mozzarella, non non et non.
Qu’on me le dise ou pas, je le sentais, ce n’était pas un caprice, pas d’effet nocebo (l’anti-placebo), je n’avais pas besoin de savoir que je mangeais du fromage pour détester ce qui en contenait. Voire pour carrément être malade quand je me forçait (ce qui m’est arrivé une ou deux fois, ado, quand je ne voulais pas vexer des gens qui avaient préparé une pizza par exemple) !

Ça étonnait tout le monde. Trop bizarre quelqu’un qui n’aime pas le fromage aussi catégoriquement. Même moi je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi « puriste » que moi, sur ce plan. J’ai rencontré des gens qui n’aimaient pas le fromage, oui, évidemment… Mais tous avaient une exception (« sauf cuit », « mais j’aime le fromage de chèvre », « sauf la pizza », « sauf le gruyère », « sauf la tartiflette »… !!). Moi, aucune exception connue.

C’était, et je le jure (même si forcément mes parents avaient un petit doute) pas faute d’essayer ! Je les envie, ces gens qui se délecte d’une tartine de pain-fromage ! Ca a l’air si bon quand on les regarde… Et c’est si facile à l’apéro, ou en cas de petite faim ! Tellement plus sain que ce que moi je peux manger en cas de fringale, forcément (je suis un bec sucré)… Je cuisine d’ailleurs beaucoup au fromage pour mon homme. Et je vais chez le fromager, au marché du village, pour rapporter de petits trésors à mon homme…

Mais ça, c’était avant le drame, messieurs-dames ! (ou du moins c’est ce que dirait Dubosq)

Je suis tombée enceinte !
Et j’ai attendu les fameuses envies… Que je ne voyais pas trop venir. Bon certes le citron me passait les nausées, et tout ce qui est à base de pomme, aussi, j’adore (et ça me passe les nausées à chaque fois), surtout le jus de pomme et les petites compotes de pomme.
Mais j’ai toujours adoré ça, alors…
Certes je suis capable de manger des tonnes de yahourts, mais pareil, rien de nouveau sous le soleil, alors j’appelle pas ça des « envies de femme enceinte », comme on peut en rêver (ou en avoir peur » en lisant des bouquins, ou en regardant la télé… Jamais eu besoin d’envoyer mon homme à l’autre bout de la ville à 2h du mat pour une envie de fenouil cru, par exemple !

Et j’ai été arrêtée, alors je me suis mise à beaucoup regarder la télé, parce que j’avais pas le droit de faire grand chose de plus, et lire me fatiguait beaucoup les yeux et la tête, abrutie par le LOXEN…
Et j’ai vu, plusieurs fois, ces pubs, sur le st morêt, le tartare, le boursin… Avec toujours ce genre d’image qui me donnait de plus en plus envie…

66958562

… et un jour, j’ai exprimé cette envie, à mon mari qui a failli s’étouffer de rire, et qui a fini par m’acheter du tartare « ail et fines herbes »… Et J’AIME !!!

Et aujourd’hui, alors que mon mari rentre trop tard pour manger avec moi et que j’ai pas le courage de me faire à manger, je viens de m’enfiler trois tartines de ce genre, et j’ai adoré…

MORALITÉ : J’ai dans mon ventre un petit monstre qui ne respecte même pas les convictions les plus profondes de sa propre mère ! 😛

 

Et vous, des envies bizarres lors de votre (vos) grossesse(s) ? Pour les médecins, chez vos patientes ? Est-ce qu’on revient à la « normale » après ?

Une réalisation très personnelle…

•23/02/2013 • 5 commentaires

Depuis le début de ma grossesse, j’ai cherché quelle réalisation personnelle j’allais pouvoir faire pour mon bébé. Oui je lui a tricoté quelques fringues, mais je ne trouvais pas ça suffisant.

Il y a 4 ans, ma cousine, enceinte de son premier bébé, nous a envoyé, à toutes les femmes de son entourage, une demande particulière. C’est la première fois que j’en entendais parler, mais depuis j’ai entendu et lu plusieurs fois le terme de blessing way, et de collier de blessing way.
En fait elle nous a demandé à chacune de lui envoyer une perle de notre choix, et un petit mot doux. Avec les perles, elle a confectionné un collier, qu’elle a amené avec elle à la maternité, et qui a décoré plus tard le berceau de son bébé. Les petits mots doux, elle les a lu durant le travail, à la maternité. Pour elle c’était avoir tout le soutien des femmes qu’elle aimait, au moment où elle franchissait une étape capitale dans sa vie de femme… J’avais adoré l’idée, je l’avais gardée sous le coude, et quand j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai voulu faire pareil. Et après j’ai réfléchi. Je trouvais dommage que le collier ne serve pas plus tard, ce n’était pas quelque chose de très durable dans le temps, à moins de le ranger dans un coin.

J’ai donc imaginé autre chose, dans le même style.
J’ai envoyé une demande à tout mon entourage, hommes comme femmes, je n’ai pas fait de discrimination 😉 . Je leur ai demandé un petit morceau de tissu à chacun. Un morceau qui, idéalement, avait quelque chose de personnel pour chacun d’entre eux, comme si chacun m’envoyait un petit morceau de lui-même…
Avec tout ça, j’ai voulu faire un patchwork. J’ai hésité longuement sur la nature de ce travail, et finalement me suis décidée pour un plaid. Une petite couverture de bébé, que j’amènerai, si j’ai le temps de le finir, à la maternité. J’aurai ainsi tous ceux que j’aime avec moi. Mais une couverture que mon bébé utilisera longtemps. D’abord couverture, puis tapis d’éveil avec toutes ces couleurs et toutes ces textures différentes, doudou peut-être, plaid pour s’emmitoufler, et plus tard quand lui-même deviendra papa, il pourra peut-être transmettre sa couverture à son bébé… Je rêve peut-être un peu, mais si on empêchait les futures mamans de rêver, ça ne tournerait pas rond !

Je n’avais jamais fait ce genre de travail avant. Je suis plutôt une tricoteuse, pas vraiment une couturière. J’avais déjà fait quelques travaux de couture avant. Un pantalon, une jupe, des bouillottes sèches… Rien de difficile. Mais j’aime me lancer des défis.

Première étape, internet, merveilleux outil ! Histoire de savoir un peu comment faire.
Deuxième étape, savoir ce que je voulais comme motif. J’ai fini par me décider pour des losanges les uns dans les autres, formés par de petits rectangles. Je l’ai dessiné dans ma tête puis sur papier, et ai déterminé le nombre de tissus qu’il me fallait. J’ai du coup eu à doubler certains des échantillons. Je les ai classés par dominante de couleur, et ai préféré séparer les losanges de couleur par des losanges neutres, écrus, pour être sûre que ça ne jurerait pas.
Troisième étape, après avoir découpé et trié tous mes rectangles, je les ai repassés à la bonne dimension et ai commencé à les placer à l’épingle sur un tissu-brouillon. Dimension du travail complet : approximativement 1mx1m. Un plaid convenable.

Un petit coup d’oeil sur le brouillon :

Image

Image

L’étape suivante est en cours : couture de chaque rectangle avec ses voisins, par les ourlets. (d’abord les rectangles qui forment des bandes droites, puis fermer chaque carré, et ainsi de suite)
Les prochaines étapes : j’aurai donc la couche patchwork, le dessus. Le milieu c’est une couche de molleton, et le dessous un tissu qui formera le « verso » du plaid, probablement une polaire ou un tissu éponge écru. Ces trois couches seront installées les unes sur les autres avec de la bombe fixante provisoire (ça part au premier lavage, donc ce ne sera pas en contact avec bébé), puis je démarrerai le matelassage, et enfin les bordures de finition. Les explications viendront dans un prochain post quand je l’aurai effectivement fait (ce ne sera plus seulement théorique…